Rabat d’arrêt : C’est désormais clair pour l’éligibilité d’Ousmane Sonko en 2029 Le leader du Pastef, Ousmane Sonko, reste confiant quant à sa pleine éligibilité. D’après des informations publiées par Walf Quotidien, il figure toujours sur les listes électorales, malgré le rejet récent de son rabat d’arrêt dans l’affaire de diffamation qui l’opposait à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang.
Alors que les spéculations sur une supposée confirmation de son inéligibilité par le Conseil constitutionnel refont surface, le journal souligne que ces rumeurs sont « totalement infondées ». Des proches du Premier ministre précisent qu’« il n’a aucune raison de douter de sa candidature », rappelant que seul le président de la République peut saisir le Conseil constitutionnel dans ce genre de procédure.
Sur le plan juridique, plusieurs sources contactées par Walf Quotidien rappellent que la condamnation d’Ousmane Sonko pour diffamation a été effacée par la loi d’amnistie, adoptée après l’élection présidentielle. Cette loi, à effet général et rétroactif, annule toutes les infractions à caractère politique, y compris celles commises par voie de diffusion publique.
L’un de ses avocats confirme : « L’affaire Mame Mbaye Niang n’existe plus juridiquement. Après la présidentielle, l’État a même renoncé au recours contre la décision ordonnant sa réinscription sur les listes électorales. Sonko y figure à nouveau sur la base d’un jugement définitif. »
Selon Walf Quotidien, la confusion récente proviendrait d’une mauvaise interprétation du terme “rabat d’arrêt”. Contrairement à un pourvoi en cassation, cette procédure ne remet pas en cause le fond d’une décision de justice, mais vise uniquement à corriger d’éventuelles erreurs de procédure.
Un avocat impliqué dans le dossier précise : « La Cour suprême ne revient pas sur la décision. Elle vérifie simplement s’il y a eu un manquement procédural. En l’absence d’irrégularité, elle rejette le rabat d’arrêt. »
En clair, la Cour n’avait pas compétence pour apprécier les effets de la loi d’amnistie dans ce cadre, puisque cette dernière a déjà rendu la décision caduque. « Aujourd’hui, cette condamnation n’existe plus. Continuer à l’évoquer est même contraire à la loi », souligne une source judiciaire.
Parallèlement, Ousmane Sonko, désormais Premier ministre, a annoncé qu’il prendrait quelques jours de congé à partir de ce jeudi, une décision qui n’a pas manqué de susciter des réactions, notamment celle du journaliste Adama Gaye, s’interrogeant : « Depuis quand un chef de gouvernement prend-il des congés en novembre ? »
Malgré ces polémiques, Walf Quotidien conclut que, pour son entourage comme pour ses avocats, le débat sur l’inéligibilité d’Ousmane Sonko est définitivement clos. Grâce à la loi d’amnistie, ses droits politiques sont pleinement restaurés, ouvrant la voie à une éventuelle candidature sans obstacle juridique.
Sources : Walf Quotidien
