Deux lampadaires publics volés dans la nuit du 10 au 11 novembre — un acte de professionnels qui relance le débat sur la sécurité urbaine.
Par Mamadou Camara, journaliste – Kaolack, Camou Communication
Kaolack vit une nouvelle alerte sécuritaire. Dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 novembre 2025, des malfaiteurs ont dérobé deux lampadaires servant à l’éclairage public dans le quartier Léona Niassène, plus précisément aux lots 16 (devant la maison du journaliste Ablaye Fall) et lot 9. Un vol aussi audacieux qu’inquiétant.
Selon une source proche des riverains, les auteurs de ce forfait ont agi avec une précision digne de professionnels. « Pour décrocher un lampadaire perché sur un poteau en béton de neuf mètres, il faut être un expert du courant électrique et bien équipé. Ils utilisent même des grimpettes », rapporte un témoin.
Les habitants de Léona Niassène n’en sont pas à leur première frayeur. Des cas similaires avaient déjà été signalés il y a quelques mois à Ndangane, un autre quartier de Kaolack. Le mode opératoire, lui, reste le même : les malfaiteurs circulent à bord d’un véhicule de type L200, repèrent les zones sombres avant de passer à l’acte.
Pire encore, des vols de téléphones à l’arraché sont régulièrement signalés aux abords de la Grande Mosquée entre 6h et 7h du matin, preuve d’une insécurité grandissante dans la cité.
Face à cette situation, un citoyen modèle, Badou Ndiaye, a décidé de ne pas se taire. Il a déposé une plainte contre X au Commissariat central de Kaolack, espérant que les autorités prendront la mesure de la menace.
Ce geste courageux mérite d’être salué. Dans un contexte où beaucoup préfèrent se taire, Badou Ndiaye incarne la vigilance et la responsabilité citoyenne. Le maire de Kaolack serait bien inspiré de le rencontrer, le féliciter et, à son tour, saisir la justice pour mettre fin à ces actes ignobles qui ternissent l’image de la commune.
Kaolack a besoin de ses lampadaires pour briller — pas de voleurs pour les éteindre.
