Le Directeur général de l’ASP licencie un agent pour fautes graves : entre discipline et exigence de “jub, jubal, jubanti”
Une décision qui relance le débat sur la rigueur éthique et la gouvernance interne au sein de l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité.
Par Mamadou Camara, journaliste – Kaolack
Camou Communication
Le Directeur général de l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP) a pris une mesure forte : le licenciement d’un agent pour fautes graves. Cette décision, selon les informations recueillies, découle d’actes jugés contraires à la déontologie et aux valeurs de discipline qui régissent l’institution.
Les faits précis n’ont pas été rendus publics, mais des sources internes évoquent des comportements compromettant la cohésion et l’image de l’agence. Le Directeur général aurait ainsi voulu donner un signal clair : l’ASP ne tolérera aucune entorse aux principes qui fondent la mission de sécurité de proximité confiée à ses agents.
Base légale : le Code du travail sénégalais
Le licenciement pour faute grave est encadré par le Code du travail du Sénégal, notamment :
Article L.62 : le licenciement ne peut être prononcé qu’après une faute lourde ou grave rendant impossible le maintien de l’agent dans l’entreprise.
Article L.63 : avant toute décision, l’agent doit être convoqué pour s’expliquer sur les faits reprochés.
Article L.64 : la faute grave prive le travailleur de son préavis et de son indemnité de licenciement.
Ainsi, la direction générale de l’ASP a appliqué ces dispositions dans un souci de respect des procédures administratives et juridiques.
“Jub, Jubal, Jubanti” : l’éthique au cœur de la mission
Au-delà du volet disciplinaire, cette affaire remet au goût du jour la philosophie du “jub, jubal, jubanti”, trois mots wolofs qui traduisent la droiture, la transparence et la responsabilité.
Dans un contexte où la moralisation de la fonction publique est devenue une exigence nationale, cette décision apparaît comme une volonté du Directeur général de restaurer la confiance et de renforcer la culture de probité au sein de l’ASP.
> « Jub, jubal, jubanti » — être droit, rendre compte, et se corriger — devrait constituer le socle de toute mission publique, surtout dans un corps aussi sensible que la sécurité de proximité.
Une décision saluée mais débattue
Si certains observateurs saluent la fermeté de la direction, d’autres estiment qu’il est nécessaire de renforcer le dialogue interne pour éviter des incompréhensions entre hiérarchie et agents. Plusieurs voix appellent à une meilleure formation éthique et à un accompagnement psychologique et professionnel pour prévenir de telles situations.
En attendant, cette décision illustre la détermination de l’ASP à s’imposer comme une institution modèle, fondée sur la rigueur, la loyauté et le “jub, jubal, jubanti” au service de la nation.
Le Directeur Général de l’ Agence de Sécurité de Proximité est à féliciter et encourager par l’ Etat.
Il a fait sin devoir, maus il a également montré sa loyauté aux principes du Jub , Jubal, Jubanti
