Grincement de dents chez les conducteurs de vélotaxis  » jakarta » à Kaolack Les responsables invitent kes autorites à revoir les mesures sur le port du casque pour les clients

Les responsables professionnels des différents points de stationnement s’opposent au port obligatoire du casque pour les clients, qu’ils jugent source de maladies. Ils interpellent l’État et sollicitent son accompagnement.

À Kaolack, les conducteurs de vélotaxis, communément appelés “Jakarta”, haussent le ton. Réunis en point de presse sous la houlette de leur président Ada Niang, ils ont exprimé leur désaccord face à la décision imposant le port du casque aux clients.

Selon eux, si la sécurité routière reste une priorité — notamment pour prévenir les traumatismes crâniens — l’application de cette mesure aux passagers pose de sérieux problèmes d’hygiène. « Un même casque peut être utilisé par plusieurs clients dans la journée, sans possibilité de désinfection systématique. Cela expose à des risques de maladies », ont-ils expliqué.

Les conducteurs disent pourtant adhérer au port obligatoire du casque pour eux-mêmes, ainsi qu’au port de tenues professionnelles. Mais ils estiment que l’extension de cette obligation aux clients constitue une contrainte difficilement applicable sur le terrain.

Autre conséquence dénoncée : la baisse d’activité. « De nombreux clients refusent désormais de porter le casque, notamment les femmes portant foulard ou mèches. Cela entraîne un manque à gagner considérable », alertent-ils. Une situation qui, selon eux, menace directement leurs revenus et la survie de nombreuses familles.

Les professionnels du secteur mettent également en garde contre un impact social plus large. Ils évoquent le risque d’une hausse du chômage chez les jeunes, certains conducteurs pouvant être contraints d’abandonner le métier. « Si nos revenus diminuent davantage, cela pourrait pousser certains vers des actes de délinquance pour subvenir aux besoins de leurs familles », préviennent-ils.

Par ailleurs, ils regrettent le manque de concertation avec les acteurs du secteur avant la prise de cette décision. « Les autorités prennent souvent des mesures sans consulter les principaux concernés. Ce mode de fonctionnement doit être revu », ont-ils insisté.

Se voulant respectueux de la loi, les conducteurs affirment ne pas envisager de manifestations violentes. Ils lancent toutefois un appel au dialogue à l’endroit des autorités étatiques, administratives et locales, afin de trouver des solutions consensuelles.

Enfin, ils sollicitent l’appui de l’État, notamment sous forme de subventions pour l’acquisition de casques adaptés, et demandent une meilleure prise en compte de leurs réalités socio-économiques.

Par Mamadou Camara, journaliste

Camou Communication

Kaolack

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