Depuis l’arrivée de Bira Sène à la tête de la Fédération sénégalaise de lutte, une nouvelle dynamique s’est clairement installée dans l’arène. Longtemps confrontée à des dysfonctionnements organisationnels et à des débordements regrettables, la lutte sénégalaise semble aujourd’hui retrouver ses lettres de noblesse.
Le respect strict des horaires de combat, autrefois source de frustrations pour les amateurs, est désormais une réalité. Cette rigueur organisationnelle témoigne d’une volonté ferme de professionnaliser davantage la discipline. À cela s’ajoute une meilleure discipline des lutteurs et de leurs accompagnants, contribuant à apaiser l’arène et à renforcer son image.
Les combats se déroulent dans des délais raisonnables, le dispositif sécuritaire est renforcé et rassurant, et l’encadrement gagne en efficacité. Mais au-delà de ces aspects visibles, c’est toute une vision qui se dessine : celle d’une lutte moderne, structurée et tournée vers l’avenir.
La promotion des jeunes talents, les innovations dans les partenariats ainsi que l’ouverture à l’international à travers la retransmission des combats sur des chaînes étrangères participent à accroître la visibilité de ce sport emblématique. L’audience s’élargit, et avec elle, les opportunités de développement.
Dans ce contexte, le président Bira Sène mérite d’être salué pour les efforts consentis. Son engagement et sa vision apportent des résultats concrets. Il est donc essentiel que les autorités accompagnent cette dynamique afin de consolider les acquis et permettre à la lutte sénégalaise de franchir un nouveau cap.
Plus qu’un simple sport, la lutte est un patrimoine culturel. Et aujourd’hui, elle semble entre de bonnes mains.Mamadou Camara, journaliste. Kaolack
