Moussa Fall, président de l’Alliance pour la Promotion du Développement Local (APRODEL), poursuit depuis plusieurs années un plaidoyer constant en faveur d’un renforcement structurel des collectivités territoriales, qu’il considère comme des acteurs stratégiques de la transformation économique et sociale du Sénégal.
À l’heure où l’État du Sénégal accélère la mise en œuvre de sa politique de territorialisation des politiques publiques à travers les pôles-territoires et une gouvernance davantage orientée vers les résultats, le spécialiste des questions de développement local estime que la réussite de cette ambition nationale passe nécessairement par une consolidation des moyens institutionnels, financiers et techniques des collectivités territoriales.
Pour Moussa Fall, les différentes réformes de la décentralisation, de l’Acte I à l’Acte III, ont permis d’importantes avancées en matière de gouvernance locale. Toutefois, l’efficacité de l’action territoriale reste confrontée à plusieurs contraintes structurelles, notamment la faiblesse des ressources financières propres, les insuffisances des investissements publics territorialisés et la persistance d’un décalage entre les compétences transférées et les ressources effectivement mobilisées.
Selon lui, le nouveau paradigme de développement promu par l’État offre une opportunité majeure pour repositionner les collectivités territoriales comme des leviers de croissance économique, d’attractivité des investissements et de création de richesses au niveau local.
Le président de l’APRODEL souligne que la dynamique des pôles-territoires nécessite une approche intégrée fondée sur la planification stratégique, la mutualisation des ressources, le développement de l’intercommunalité et la valorisation des potentialités économiques propres à chaque espace territorial.
Dans cette perspective, il préconise le renforcement des mécanismes de financement local à travers une meilleure mobilisation des recettes fiscales, l’amélioration de la gouvernance budgétaire et la modernisation des dispositifs de recouvrement. Il estime qu’une fiscalité territoriale performante constitue un préalable indispensable à l’autonomisation financière des collectivités.
Moussa Fall plaide également pour la mise en place de projets structurants à l’échelle des pôles-territoires afin de favoriser les économies d’échelle, l’aménagement équilibré du territoire national et la compétitivité des économies locales. Cette approche permettrait de dépasser les limites administratives classiques pour construire des espaces de développement cohérents, capables de répondre efficacement aux défis de l’emploi, de l’urbanisation, de l’accès aux services sociaux de base et de la résilience économique.
S’appuyant sur une réflexion nourrie par de nombreuses années d’engagement en faveur du développement local, le président de l’APRODEL considère que les territoires constituent aujourd’hui le principal moteur d’une croissance inclusive et durable. Il défend depuis longtemps une vision fondée sur la responsabilisation des acteurs locaux, la territorialisation des investissements publics et le renforcement des capacités de gouvernance des collectivités territoriales.
Pour lui, l’avenir de la décentralisation repose sur une articulation plus efficace entre les politiques nationales et les dynamiques territoriales, dans une logique de développement équilibré, de valorisation des ressources locales et de création d’opportunités économiques au bénéfice des populations.
Source : Page officielle Facebook
Texte réactualisé par la Rédaction
Mamadou Camara Journaliste – Camou Communication Kaolack
