Dans un contexte où les talents se font rares dans la corporation, certains journalistes continuent d’exercer leur métier avec discrétion, compétence et intégrité. Parmi eux, Ibrahima Diamé de la RFM, digne fils de Djilor, peut être cité en exemple.
Brillant intellectuel, il a fréquenté l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, notamment la Faculté des Lettres modernes. Titulaire de plusieurs diplômes universitaires, dont la licence n’est que l’un des plus modestes de son riche parcours académique, il est également diplômé du CESTI avant d’intégrer la Radio Futurs Médias.
Son passage à Kaolack a marqué ses confrères, les auditeurs ainsi que de nombreux amis avec lesquels il entretient encore aujourd’hui des relations exceptionnelles. Journaliste très outillé intellectuellement, il maîtrise parfaitement son métier et les enjeux qui l’entourent.
Derrière sa voix douce au micro se cache un professionnel qui, dans le fond de ses reportages, pose toujours les bonnes problématiques et propose des pistes de solutions. Qu’il s’agisse de santé publique, d’eaux usées, d’inondations, d’agriculture, de développement ou de géopolitique, ses papiers ont souvent servi d’alerte et de source de réflexion.
À Kaolack, le journaliste de Djilor utilisait parfois ses propres moyens pour se rendre dans le monde rural afin de réaliser des reportages et des investigations dans plusieurs domaines, avec pour seul objectif d’alerter et d’informer.
Je me rappelle qu’un de ses fidèles amis et confrères, Cheikh Babacar, aujourd’hui installé au pays de l’Oncle Sam, le surnommait affectueusement « Baye Fall », tant sa modestie et sa simplicité étaient remarquables.
Grand passionné de football, il a également régalé les amateurs de navétanes dans son village natal de Djilor grâce à son talent sur les terrains.
Après Kaolack, Ibrahima Diamé, « Ibou » pour les intimes, a posé ses valises à Dakar où il accomplit un excellent travail au sein de la Radio Futurs Médias.
Sérieux, compétent et passionné, il exerce son métier avec amour et conviction. Cependant, il ne se laisse jamais imposer une orientation dans l’exercice de ses fonctions. Son indépendance d’esprit et son attachement aux principes du journalisme sont unanimement reconnus.
Jeune homme digne, très ouvert et profondément attaché à ses valeurs, il fait partie de ces personnalités qui refusent toute forme de soumission. Son parcours démontre que lorsque l’on possède des diplômes, un solide bagage intellectuel et une forte personnalité, personne ne peut vous sous-estimer. Ibrahima Diamé appartient incontestablement à cette catégorie.
Aujourd’hui, ses confrères de Kaolack et d’ailleurs peuvent en témoigner : Ibrahima Diamé est l’une des belles références du journalisme sénégalais, un professionnel respecté dont la compétence, l’humilité et l’intégrité continuent d’inspirer toute une génération.
Mamadou Camara
Journaliste
Kaolack
