Le porte-parole de la Présidence, Abdoulaye Tine, a estimé, lors d’un entretien accordé à RFI, qu’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale par le président Bassirou Diomaye Faye constituerait un « pari risqué » sur le plan politique.
Selon lui, même si la Constitution offre au chef de l’État la possibilité de dissoudre le Parlement dans certaines circonstances, cette option n’est pas sans conséquences. Il a souligné que le contexte actuel est marqué par une « cohabitation douce » entre l’Exécutif et la majorité parlementaire portée par Ousmane Sonko, ce qui réduit, pour l’instant, les risques de blocage institutionnel.
Me Tine a toutefois rappelé que le recours au peuple demeure un mécanisme démocratique légitime lorsqu’une situation politique l’exige. Il a néanmoins insisté sur les incertitudes qu’une dissolution pourrait engendrer, notamment en ce qui concerne les équilibres politiques au sein de la coalition au pouvoir.
De son côté, Ousmane Sonko a réaffirmé sa volonté de ne pas entraver le fonctionnement des institutions, tout en revendiquant pour l’Assemblée nationale son rôle de contrôle et de veille à l’égard de l’action gouvernementale.
Ces déclarations relancent le débat sur les relations entre les différentes composantes du pouvoir et sur les perspectives d’évolution du paysage politique sénégalais dans les prochains mois.
