L’Assemblée nationale du Sénégal a franchi une étape importante dans le processus de révision de la Constitution. La proposition de loi introduite par un groupe de députés parmi lesquels figure Adama Diallo a été déclarée recevable par le Bureau de l’Assemblée nationale le 12 juin 2026. Le texte prend en compte les observations formulées par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 25 mai 2026.
Le processus a suivi un calendrier bien défini. Le 12 juin 2026, le Bureau de l’Assemblée nationale a examiné et déclaré recevable la proposition de loi portant révision de la Constitution. Le 19 juin, l’institution parlementaire a reçu l’avis du Président de la République sur le texte. Le lendemain, la Conférence des présidents a officiellement enclenché la phase d’adoption. L’examen en commission s’est tenu le 24 juin, tandis que la séance plénière consacrée au débat et au vote de la révision constitutionnelle est prévue le 29 juin 2026.
Cette réforme vise plusieurs ajustements institutionnels jugés nécessaires au renforcement de l’État de droit et à la modernisation des institutions. Le texte reprend l’essentiel des réformes souhaitées par le président Bassirou Diomaye Faye tout en intégrant les recommandations du Conseil constitutionnel. Parmi les changements envisagés figurent le réaménagement de certaines dispositions du préambule de la Constitution, la valorisation des langues nationales, le rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’Exécutif ainsi que diverses mesures destinées à améliorer le fonctionnement des institutions de la République.
Les travaux parlementaires se poursuivent dans le cadre d’une procédure qui prévoit l’étude approfondie du texte en commission, l’élaboration d’un rapport parlementaire, le débat général en séance plénière ainsi que le vote définitif de la révision constitutionnelle.
À ce stade, le contenu détaillé de l’ensemble des dispositions proposées n’a pas encore été rendu public. Toutefois, les débats prévus lors de la séance plénière devraient permettre d’éclairer davantage l’opinion sur la portée des réformes envisagées et sur les changements institutionnels qui pourraient être introduits dans la Loi fondamentale sénégalaise.
Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
