PASTEF : un court passage de la sortie médiatique de Bassirou Kébé sur les démissions, relance le débat de la communication interne dans les partis politiques

La récente sortie médiatique de Bassirou Kébé, vice-président de PASTEF, continue de susciter des réactions au sein des militants et sympathisants du parti. Parmi les premières voix critiques figure Akhenetone, qui a publiquement désapprouvé une partie de ses déclarations.

En affirmant que « certains jeunes m’ont envoyé un message pour me parler de leurs conditions de vie et des conditions précaires de leurs familles. Certains sont partis, mais ils croient toujours au PASTEF et à Ousmane Sonko », le responsable politique voulait manifestement expliquer les raisons de certains départs et rassurer sur le maintien d’un attachement au projet politique du parti.

Cependant, cette communication ne fait pas l’unanimité. Pour plusieurs militants et inconditionnels de PASTEF, de tels propos, même prononcés dans un souci de transparence, n’auraient pas dû être rendus publics. Ils estiment qu’ils exposent des difficultés internes qui auraient pu être traitées dans les instances du parti, afin d’éviter toute exploitation politique par les adversaires.

D’un point de vue communicationnel, cette séquence peut être analysée comme un lapsus stratégique ou un déficit de maîtrise du message. En communication politique, la transparence est souvent une qualité, mais elle doit être équilibrée par la préservation de la cohésion interne et de l’image publique de l’organisation. Évoquer la précarité de militants ou les départs de certains cadres peut alimenter des interrogations sur la capacité du parti à répondre aux attentes de sa base.

À l’inverse, d’autres observateurs considèrent que cette prise de parole traduit une volonté d’assumer les réalités du terrain et de montrer que les difficultés sociales n’effacent pas nécessairement l’adhésion à un projet politique. Cette lecture met en avant une communication de sincérité plutôt qu’une communication de façade.

Au-delà de la polémique, cet épisode rappelle qu’un parti au pouvoir est soumis à des exigences de communication plus élevées que lorsqu’il était dans l’opposition. Chaque déclaration est désormais scrutée, interprétée et parfois instrumentalisée. La maîtrise du discours public devient ainsi un enjeu politique majeur pour préserver la confiance des militants et l’image du parti.

Mamadou Camara

Journaliste

Camou Communication – Kaolack

chevron_left

Participer à la discussion

comment 1 commentaire
  • Ibrahima Khalil DIALLO

    Je crois que un problème de communication existe dans tous les parti politique
    Mais le Fort de pastef c’est ses sympathisants qui affluent leurs cartes de membres dans les commissions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire
Nom
E-mail
Site