Kaolack : Déclaration de candidature .Alliance pour la Promotion du Développement Local (APRODEL) Élections locales de 2027-Mairie de Kaolack ( 15 Août 2026 )

Mesdames, Messieurs,

Militantes et militants de l’Aprodel,

Sympathisants et sympathisantes,

Autorités coutumières et religieuses,

Chers frères et sœurs de la grande famille kaolackoise,

C’est avec une profonde émotion, mais aussi avec une détermination inébranlable, que je me tiens devant vous aujourd’hui pour officialiser, une fois de plus et sans la moindre ambiguïté, ma candidature à la Mairie de Kaolack pour les élections locales de 2027.

Cette annonce n’est pas un commencement. Elle est la continuité naturelle d’un engagement que je porte depuis de nombreuses années, aux côtés de vous tous, militants de la première heure, sympathisants convaincus, et citoyens de cette ville que nous aimons plus que tout. Je l’ai dit à maintes reprises, sur les stades, dans nos assemblées générales, devant la presse : je serai candidat, et rien ni personne ne me fera dévier de cette trajectoire.

I. UN PARCOURS AU SERVICE DE KAOLACK

Depuis la création de l’Alliance pour la Promotion du Développement Local, notre mouvement n’a jamais dévié de sa ligne : porter la voix de ceux qu’on n’écoute pas, dénoncer sans complaisance les injustices que subit notre ville, et exiger que Kaolack reçoive enfin ce qu’elle mérite.

J’ai été de tous les combats. J’ai dénoncé, documents et chiffres à l’appui, l’absence de retombées financières que génèrent pour notre commune des entités économiques majeures comme les Salins du Saloum ou la SONACOS. J’ai refusé, à chaque fois qu’on me l’a proposé, de brader mon indépendance politique contre une place dans une coalition de circonstance. Je l’ai dit clairement : je ne soutiens personne, je ne suis dans aucune coalition, j’ai mon parti, et je réitère aujourd’hui, avec la même force, mon ambition de servir les Kaolackois à la tête de leur mairie.

Cette indépendance n’est pas un choix tactique. C’est une conviction. Elle seule permet de dire la vérité aux populations sans calcul, sans compromis, sans devoir de comptes à des alliances contre-nature.

II. UN CONSTAT SANS COMPLAISANCE

Nous avons célébré, il y a peu, le centenaire de notre ville. Mais permettez-moi de le redire avec la même franchise que j’ai toujours eue : nous ne pouvons pas célébrer cent ans de réalisations quand nous constatons, chaque jour, cent ans de rendez-vous manqués.

Kaolack, carrefour historique du Saloum, ville de commerce et de brassage, ville qui a vu naître et grandir des générations d’hommes et de femmes bâtisseurs, se trouve aujourd’hui confrontée à des défis que nous ne pouvons plus ignorer :

Un assainissement en crise permanente, qui expose nos quartiers aux inondations chaque hivernage et menace la santé des populations ;

Une économie urbaine à l’arrêt, alors que notre position géographique devrait faire de Kaolack un pôle commercial de premier plan en Afrique de l’Ouest ;

Des infrastructures vieillissantes, qu’il s’agisse de la voirie, des marchés, ou des équipements publics ;

Une jeunesse en quête d’avenir, faute d’opportunités d’emploi, de formation et d’infrastructures sportives et culturelles dignes de ce nom ;

Une gouvernance locale trop souvent déconnectée des réalités et des attentes des citoyens ;

Des ressources économiques mal valorisées, à l’image de la SONACOS ou des Salins du Saloum, dont les retombées ne profitent pas suffisamment à notre commune ;

Des communes voisines et frontalières — Sibassor, Dya, Khelkom Birane, Kahone, Dianfatt — trop souvent oubliées des dynamiques de développement, alors qu’elles font partie intégrante du bassin de vie kaolackois.

Ce constat n’est pas un réquisitoire gratuit. C’est un diagnostic que nous devons collectivement assumer, avec courage et sans faux-fuyants, si nous voulons véritablement changer le destin de notre ville et de son bassin élargi.

III. NOTRE VISION POUR KAOLACK

Face à ces défis, l’Aprodel propose un projet de rupture, fondé sur sept axes prioritaires :

1. Une gouvernance de vérité et de proximité

Je m’engage à instaurer une gouvernance transparente, où chaque franc dépensé par la mairie sera justifié devant les citoyens. Les conseils municipaux seront ouverts, les budgets publiés, et des cadres de concertation permanents seront créés avec les quartiers, les groupements de femmes, les jeunes et les organisations de la société civile.

2. La justice économique et fiscale

Il est inadmissible que des structures économiques d’envergure opérant sur notre territoire, comme les Salins du Saloum ou la SONACOS, ne génèrent que des retombées dérisoires pour notre commune. Je m’engage à ouvrir des négociations fermes avec ces entités pour que leur présence bénéficie réellement au développement de Kaolack, à travers la fiscalité locale, les redevances, la priorité à l’emploi local et des investissements sociaux directs dans nos quartiers, pour les jeunes de Kaolack, ainsi qu’une contribution renforcée de l’entreprise au financement des infrastructures communales.

S’agissant plus spécifiquement de la SONACOS, pilier historique de la trituration arachidière et de l’économie industrielle de notre ville, je m’engage à porter, en concertation avec l’État et la direction de l’entreprise, un partenariat structurant intégrant : la modernisation des dessertes routières desservant le site industriel, la relance de filières locales de sous-traitance et d’emploi pour les jeunes de Kaolack, ainsi qu’une contribution renforcée de l’entreprise au financement des infrastructures communales.

Concernant les Salins du Saloum, dont l’exploitation du sel constitue une richesse considérable du Sine Saloum, je m’engage à négocier un cadre de partenariat local prévoyant la formalisation et l’accompagnement des saliculteurs artisanaux, la valorisation industrielle et commerciale du sel du Saloum au bénéfice des populations locales, et une juste redevance territoriale réinvestie dans les infrastructures des zones de production.

3. Un assainissement à la hauteur des enjeux

Kaolack ne peut plus continuer à subir, chaque année, les mêmes inondations et les mêmes drames sanitaires. Je m’engage à faire de l’assainissement une priorité absolue du premier mandat, à travers un plan pluriannuel de curage, de drainage et de modernisation des réseaux, en partenariat avec l’État et les bailleurs de fonds.

4. Le développement économique et l’entrepreneuriat local

Kaolack doit redevenir ce hub commercial que son histoire et sa géographie lui destinent. Je m’engage à soutenir le commerce, l’artisanat et l’entrepreneuriat, en particulier celui porté par les femmes et les jeunes, à travers des facilités d’accès au foncier, des marchés modernisés et des dispositifs d’accompagnement.

5. La jeunesse et le sport, piliers de l’avenir

Notre jeunesse a besoin d’infrastructures sportives dignes, d’une politique de formation ambitieuse et d’un accompagnement réel vers l’emploi. Je m’engage à investir dans les infrastructures sportives, à soutenir la fusion et la structuration des clubs locaux, et à créer de véritables passerelles entre la formation et le monde économique.

6. La valorisation du patrimoine et de l’identité kaolackoise

Kaolack a une histoire riche, faite de brassage culturel, de tolérance religieuse et de dynamisme commercial. Je m’engage à valoriser ce patrimoine à travers des initiatives culturelles, touristiques et mémorielles qui redonneront à notre ville la fierté qu’elle mérite.

7. Une intercommunalité de développement avec Sibassor, Dya, Khelkom Birane, Kahone et Dianfatt

Kaolack ne peut se développer en tournant le dos aux communes qui composent son bassin de vie immédiat. Je m’engage à mettre en place un cadre de coopération intercommunale avec Sibassor, Dya, Khelkom Birane, Kahone et Dianfatt, articulé autour de projets structurants partagés : désenclavement et modernisation des axes routiers reliant ces communes à Kaolack, mutualisation des infrastructures d’assainissement et d’adduction d’eau, appui aux filières agricoles et artisanales locales, et création de marchés périphériques permettant à ces territoires frontaliers de bénéficier pleinement de la dynamique économique de la capitale du Saloum. Ce sont des communes sœurs, et leur développement est indissociable de celui de Kaolack.

IV. UNE MÉTHODE : LA VÉRITÉ ET LE FRANC-PARLER

Je ne vous promettrai jamais ce que je ne peux tenir. Ceux qui me connaissent savent que je n’ai jamais pratiqué la langue de bois, y compris quand la vérité dérange. Cette droiture, je la dois à mes militants et je la dois à Kaolack. C’est cette même exigence de vérité que j’apporterai à la gestion de notre mairie : des diagnostics sans complaisance, des décisions assumées, et des comptes rendus réguliers devant la population.

V. UN APPEL À L’UNION DE TOUS LES KAOLACKOIS

Je le redis avec force : mon seul parti, c’est l’Aprodel ; ma seule boussole, c’est Kaolack. Je n’ai jamais recherché les coalitions de circonstance, et je ne le ferai pas davantage aujourd’hui, car ma légitimité ne repose que sur la confiance que vous m’accordez, militants et citoyens, et non sur des arrangements politiciens.

Mais cette indépendance politique n’est en rien un repli. Bien au contraire, j’appelle aujourd’hui l’ensemble des forces vives de Kaolack — partis politiques sincèrement attachés à l’intérêt de la ville, organisations de la société civile, autorités coutumières et religieuses, groupements de femmes, mouvements de jeunesse, acteurs du sport et de la culture, et populations des communes voisines de Sibassor, Dya, Khelkom Birane, Kahone et Dianfatt — à se joindre à ce projet de refondation de notre territoire.

La récréation est terminée. L’heure n’est plus aux discours, mais à l’action. L’heure n’est plus aux festivités sans lendemain, mais à la construction d’une ville qui honore enfin son histoire et son potentiel.

VI. CONCLUSION : UN ENGAGEMENT SOLENNEL

Devant vous, devant Kaolack, devant l’histoire, je réaffirme solennellement ma candidature à la Mairie de Kaolack pour les élections locales de 2027. Je m’y engage avec humilité devant l’ampleur de la tâche, mais avec la certitude que notre ville et son bassin de vie ont en eux toutes les ressources humaines, économiques et culturelles pour se relever et rayonner à nouveau.

Ensemble, militants et populations de Kaolack et de ses communes sœurs, nous ferons de cette échéance un tournant décisif pour notre territoire.

Vive Kaolack, vive l’Aprodel, vive le Sénégal !

Moussa Fall

Président de l’Alliance pour la Promotion du Développement Local (APRODEL)

Candidat à la Mairie de Kaolack

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