La visite de la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, au marché central aux poissons de Kaolack a été marquée par un important temps d’échanges avec les différents acteurs de la filière.
Mareyeurs, commerçants, femmes transformatrices, manutentionnaires, transporteurs et autres professionnels intervenant quotidiennement dans le marché ont profité de cette rencontre pour exposer directement leurs préoccupations à la ministre et à sa délégation.
Dans leurs interventions, les acteurs ont notamment insisté sur les difficultés liées aux conditions de travail, à l’hygiène, à l’assainissement, à l’approvisionnement en eau, à la gestion des déchets et à la conservation des produits halieutiques. Ils ont également évoqué les insuffisances des équipements et la nécessité d’améliorer l’organisation générale du marché afin de permettre aux professionnels d’exercer leurs activités dans de meilleures conditions.
Au-delà des infrastructures, les acteurs ont fait part de leurs préoccupations économiques et sociales. Ils ont rappelé que le marché central aux poissons constitue une importante source de revenus pour de nombreuses familles et qu’une amélioration de son fonctionnement aurait un impact direct sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Les représentants des différents métiers ont ainsi formulé plusieurs doléances, appelant les pouvoirs publics à apporter des réponses concrètes et durables à leurs difficultés. Ils souhaitent notamment un meilleur accompagnement de l’État, une amélioration des équipements et une prise en compte des réalités quotidiennes auxquelles ils sont confrontés.
Face à ces préoccupations, Amy Mara Dièye a affiché une volonté d’écoute et de concertation. La ministre a assuré que les doléances exprimées seront prises en considération dans la réflexion autour de la modernisation du marché.
Elle a souligné que cette modernisation ne saurait se limiter à la réhabilitation des bâtiments. Elle doit également permettre d’améliorer les conditions de travail, la qualité des produits, l’organisation des activités et les conditions sanitaires.
La ministre a également insisté sur la nécessité de travailler avec les professionnels eux-mêmes afin d’identifier les priorités et de construire des solutions adaptées aux réalités du terrain.
Pour les acteurs, cette rencontre constitue une occasion importante de faire entendre leurs préoccupations directement auprès de l’autorité en charge du secteur. Ils espèrent désormais que les engagements annoncés seront suivis d’actions concrètes.
Le marché central aux poissons demeure en effet un poumon économique de Kaolack, au cœur d’une filière qui mobilise quotidiennement des centaines de personnes et contribue à l’approvisionnement des populations en produits halieutiques.
La modernisation annoncée représente donc un enjeu majeur, aussi bien pour les professionnels que pour les consommateurs. Elle devra permettre de disposer d’un marché plus propre, mieux équipé, mieux organisé et répondant davantage aux exigences de qualité et de sécurité sanitaire.
Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication – Kaolack
