Fonds politiques : les règles du jeu doivent être les mêmes pour tous Moussa Fall ,président APRODEL et responsable de la Coalition AND LIGGEEY GOX YI à Kaolack

Franchement, ils n’ont rien à dire. Depuis 2024, ce débat aurait dû être posé, dès la première année de législature. Il ne doit pas y avoir de fonds politiques à dimension variable.

Les principes et les règles du jeu ne doivent pas être déterminés en fonction des positions occupées.

Quand on est dans l’opposition, on doit proposer. Mais quand on gouverne, on doit mettre en œuvre les principes que l’on défendait hier.

La transparence dans la gestion des ressources nationales et leur contrôle ne sont pas opposables aux prérogatives discrétionnaires du président de la République dans la gestion des défis sécuritaires. Je propose donc que ces fonds soient scindés en deux parties :

1/ Un fonds sécuritaire spécial destiné au président de la République, dont l’utilisation et la gestion seraient confiées à un agent spécial choisi par le président de la République. Ce fonds ne serait pas soumis au contrôle classique, compte tenu de la nature sensible des questions sécuritaires auxquelles il est destiné.

2/ Un fonds politique spécial destiné également au président de la République, dont l’utilisation et la gestion seraient soumises aux règles de la comptabilité publique. Ce deuxième fonds serait orienté vers la gestion des cas sociaux ainsi que la prise en charge des questions relevant de la paix et de la stabilité du pays.

L’essentiel est que les règles soient clairement définies, connues de tous et appliquées de manière cohérente, quelle que soit la position politique de ceux qui gouvernent.

Moussa Fall ,président APRODEL

Membre de la Coalition AND LIGGEEY GOX YI

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