Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), par l’intermédiaire de son coordonnateur Modou Diagne Fada, a multiplié les démarches sur des questions liées au fonctionnement des institutions et à la préparation du prochain cycle électoral.
1. Requête sur la publicité des décisions du Conseil constitutionnel
Le 17 septembre 2026, le FDR a saisi le président du Conseil constitutionnel afin de demander la publication systématique et selon des modalités équivalentes de l’ensemble des décisions de l’institution, notamment celles rendues à la suite des demandes d’avis du Président de la République.
Le FDR estimait que ces décisions devaient être rendues accessibles au public dans les mêmes conditions que les décisions contentieuses, notamment par affichage et publication en ligne.
Dans une correspondance datée du 30 septembre 2026, le président du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne, a indiqué que toutes les dispositions utiles étaient prises pour assurer la publicité des décisions, notamment par affichage et par leur mise en ligne sur le site de l’institution. Le Conseil a également indiqué disposer d’un compte officiel destiné notamment à relayer ses décisions sur le réseau X.
2. Requête sur les élections locales de 2027
Quelques semaines auparavant, le FDR avait également porté devant la Cour suprême une démarche concernant la préparation des élections municipales et départementales de 2027.
La requête introduite le 21 août 2026 par Modou Diagne Fada, Khalifa Ababacar Sall, Samba Sy, Oumar Sarr et Abdou Mbow demandait notamment que soient engagées les opérations préparatoires au scrutin.
Les requérants demandaient notamment :
la fixation et la publication de la date des élections locales de 2027 ;
la révision des listes électorales ;
la fixation et la publication du montant de la caution électorale ;
la publication d’un calendrier prévisionnel des opérations électorales ;
et la prise des mesures nécessaires pour permettre une préparation régulière du scrutin.
Les requérants estimaient que le retard de certaines opérations préparatoires pouvait affecter le droit de suffrage, le droit de candidature et le principe d’égalité entre les candidats.
La Cour suprême a toutefois rejeté ce recours en référé-liberté, considérant que l’urgence invoquée n’était pas suffisamment caractérisée à ce stade. La juridiction a notamment estimé que l’absence, à ce moment-là, d’un décret fixant la date du scrutin ne compromettait pas, en l’état du droit et des faits, son organisation.
Deux démarches, une même préoccupation : l’accès à l’information et la visibilité du processus électoral
À travers ces différentes requêtes, le FDR a donc interpellé successivement les juridictions sur deux volets : la publicité des décisions du Conseil constitutionnel et la préparation des élections locales de 2027.
La réponse du Conseil constitutionnel du 30 septembre constitue une évolution sur le premier dossier, tandis que le recours relatif au calendrier électoral a fait l’objet d’un rejet par la Cour suprême.
Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication
Kaolack
