Kaolack – La rentrée scolaire 2026-2027 s’annonce dans un climat de fortes attentes sociales au sein du secteur de l’éducation. Le Syndicat autonome démocratique des enseignants et des formateurs (SADEF) annonce trois journées de grève, les 21, 22 et 23 octobre 2026, pour exiger du Gouvernement le respect de ses engagements envers les personnels de l’éducation.
À travers cette mobilisation, le syndicat entend remettre au centre du débat les revendications liées à la carrière des enseignants, à leurs conditions de travail, au paiement des indemnités et à la régularisation de certaines situations administratives.
Le décret n° 2026-65 au cœur des revendications
Parmi les principales exigences du SADEF figure l’application systématique du décret n° 2026-65 relatif à la régularisation du statut des enseignants décisionnaires. Le syndicat réclame une mise en œuvre effective de ce texte afin que les agents concernés puissent bénéficier de la régularisation de leur situation administrative et professionnelle, conformément aux dispositions applicables.
Le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans pour tous les enseignants constitue également une revendication majeure. À cela s’ajoutent le paiement intégral des indemnités de déplacement, l’octroi d’une indemnité spéciale d’éloignement et la suppression des lenteurs administratives qui continuent de préoccuper les personnels.
Indemnités, rappels et carrière : les enseignants réclament des actes
Le SADEF demande par ailleurs le règlement de tous les rappels dus aux enseignants, notamment ceux liés aux salaires, aux avancements, aux reclassements et aux indemnités.
Pour l’organisation syndicale, la multiplication des retards dans le traitement des dossiers administratifs et financiers constitue une source persistante de frustration. Le syndicat appelle ainsi les autorités compétentes à accélérer les procédures et à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des travailleurs de l’éducation.
Autre point inscrit dans la plateforme revendicative : la généralisation de la journée continue à l’école. Cette réforme, défendue par le SADEF, suppose toutefois des mesures d’accompagnement adaptées aux réalités des établissements, notamment en matière d’organisation pédagogique, d’infrastructures et de conditions de travail.
Le respect des engagements de l’État en question
Au-delà des revendications sectorielles, le SADEF interpelle le Gouvernement sur la nécessité de traduire les engagements pris avec les organisations syndicales en mesures concrètes et vérifiables.
Pour le syndicat, la stabilité du système éducatif ne saurait reposer uniquement sur l’ouverture des classes. Elle exige également la reconnaissance des droits des enseignants, l’amélioration de leurs conditions de travail et le règlement des dossiers en souffrance.
À l’heure où l’année scolaire 2026-2027 s’installe progressivement, cette annonce de grève place les autorités éducatives devant un défi de taille : répondre aux attentes des personnels tout en préservant la continuité du service public de l’éducation.
Le SADEF affirme rester ouvert au dialogue, mais insiste sur la nécessité d’obtenir des avancées tangibles. Les journées de grève des 21, 22 et 23 octobre devraient ainsi constituer un moment important dans le rapport de force entre le syndicat et le Gouvernement.
Sous le slogan « Travail – Dignité – Justice », le SADEF entend faire de cette mobilisation un moyen de défendre les droits des enseignants et d’obtenir l’application effective des engagements de l’État.
S.A.D.E.F. : « Le syndicalisme autrement et mieux ».
Par Mamadou Camara, journaliste – Camou Communication
Kaolack.
