À seulement quinze jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 — prévue le 31 octobre prochain à 17h00 à Diamniadio —, le président du Comité d’organisation (COJOJ), Mamadou Diagna Ndiaye, a levé le voile sur les ultimes préparatifs de ce rendez-vous historique pour l’Afrique, à travers un entretien accordé au quotidien national Le Soleil.
Une phase finale axée sur la logistique
L’heure n’est plus aux chantiers d’envergure, mais aux ajustements de finition. Avec un taux d’avancement général estimé à 92 %, le président du COJOJ affiche une sérénité pragmatique. L’attention est désormais portée sur le « dernier kilomètre » :
La synchronisation fine du réseau de transport ;
L’accréditation et l’encadrement des volontaires ;
La gestion logistique et le déploiement de l’approvisionnement en eau potable sur l’ensemble des sites.
« Le 31 octobre à 17 heures, à Diamniadio, le Sénégal accueillera le monde. Nous ne promettons pas des Jeux parfaits, mais des Jeux authentiques, à la hauteur de la Téranga sénégalaise », a souligné M. Ndiaye.
Infrastructures et souveraineté : éviter les « éléphants blancs »
La réception récente de plusieurs infrastructures majeures par le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye — dont le Village des Jeux à Diamniadio, le stade Iba-Mar-Diop rénové et la Piscine olympique —, marque une étape décisive.
Pour éviter les écueils d’installations sous-utilisées après l’événement, le COJOJ s’est appuyé sur les principes de sobriété du Comité International Olympique (CIO) :
Rénovation plutôt que construction neuve : Priorité donnée à la modernisation des structures existantes.
Reconversion garantie : Le Village des Jeux intégrera le campus universitaire dès la fin de la compétition.
Modèle économique pérenne : La gestion des infrastructures est confiée à l’Agence de gestion du patrimoine bâti, avec des allocations d’entretien sécurisées dans la loi de finances.
Un budget maîtrisé de 32 milliards de FCFA
Mamadou Diagna Ndiaye a tenu à clarifier la question financière en réfutant formellement les rumeurs faisant état d’une enveloppe de 80 milliards de FCFA :
Budget opérationnel du COJOJ : Fixé à 32 milliards de FCFA, financé à hauteur de 60 % par le CIO et ses partenaires.
Investissements étatiques : Le solde concerne les aménagements structurels (routes, assainissement, eau, rénovations) qui intègrent directement le patrimoine national.
Mobilisation populaire et ancrage territorial
Bien que les épreuves se déroulent principalement entre Dakar, Diamniadio et Saly, l’événement vise une portée nationale.
Déploiement territorial : 45 collectivités locales, 300 associations Navétanes et 12 000 établissements scolaires sont mobilisés.
Accessibilité : Une grille tarifaire préférentielle fixée à 1 000 FCFA pour les jeunes et les clubs.
Relais de la flamme : Portée à travers les régions par des figures emblématiques du sport sénégalais (Brancou Badio, Oumy Diop, Louis François Mendy, Fary Seye, Ousseynou Diop).
Un tremplin pour le sport africain
Pour la première fois en 130 ans d’histoire olympique, le continent africain accueille les Jeux. Au-delà des 800 athlètes africains en compétition, la Learning Academy du COJOJ forme 400 jeunes professionnels issus de 30 pays africains aux métiers de l’événementiel sportif.
Afin de mesurer l’impact réel et pérenne de cet événement, un Observatoire de l’Héritage a été créé en partenariat avec l’ANSD et l’UCAD. Il aura pour mission d’évaluer chaque année la fréquentation des sites, la progression du nombre de licenciés et la formation sportive des jeunes.
Mamadou Diagna Ndiaye conclut en rappelant que le report des Jeux initialement prévus en 2020 a permis d’affiner l’organisation, et lance une invitation chaleureuse au public : « Venez le 31 octobre. Ne regardez pas Dakar 2026 à la télévision : vivez ces Jeux ! »
Mamadou Camara-Journaliste
Camou Communication
Kaolack
