La circulation devient de plus en plus difficile entre le marché dit « Portable » et le marché central, communément appelé « Khayéga », à Kaolack. Dans cette zone commerciale très fréquentée, vélos, vélotaxis, taxis urbains, camions gros porteurs, élèves et autres usagers se disputent le passage sur des voies particulièrement étroites. Une situation qui complique les déplacements et perturbe les activités économiques.
Les embouteillages sont devenus presque quotidiens dans ce secteur névralgique de la capitale du Saloum. L’ouverture des classes, conjuguée aux travaux de réhabilitation de la route nationale RN4, accentue davantage la pression sur cet axe. De nombreux véhicules en provenance de Dakar et de la sous-région, contraints d’emprunter des itinéraires de contournement, contribuent également à densifier le trafic.
Commerçants et usagers face à une circulation difficile
Au-delà des difficultés de déplacement, cette situation affecte directement les commerçants, les grossistes et les responsables des magasins installés aux alentours. Le stationnement et le déchargement des marchandises deviennent parfois un véritable casse-tête, tandis que certains services et commerces peinent à fonctionner dans des conditions sereines.
L’indiscipline de certains conducteurs, les comportements inappropriés au volant et les altercations entre passagers et automobilistes viennent davantage compliquer la situation. Malgré les efforts déployés par les forces de sécurité et la police municipale, les difficultés persistent sur cette voie stratégique.
À cette congestion s’ajoute l’occupation de l’espace public par des étals et des vendeuses de légumes et d’autres produits alimentaires destinés à la consommation. Si ces activités commerciales participent à l’approvisionnement des populations, leur installation dans des espaces déjà exigus réduit davantage la fluidité de la circulation.
Une intervention urgente s’impose
Face à cette situation, le renforcement de la surveillance sécuritaire et de la régulation du trafic apparaît comme une nécessité. La protection des travailleurs, des commerçants, des gérants de magasins et des usagers doit également constituer une priorité pour les autorités compétentes.
Une meilleure organisation du stationnement des taxis et des vélotaxis, une gestion plus rigoureuse des camions gros porteurs, ainsi qu’une libération des passages encombrés pourraient contribuer à désengorger cet axe commercial.
Il devient urgent d’engager des mesures concrètes pour assainir cette voie publique, réorganiser les activités commerciales et garantir une cohabitation plus harmonieuse entre les différents usagers.
À Kaolack, entre le marché Portable et Khayéga, l’heure n’est plus seulement au constat. La situation appelle une réponse rapide et coordonnée des autorités administratives, municipales et sécuritaires afin d’éviter que ces embouteillages récurrents ne compromettent davantage la sécurité des personnes et le bon fonctionnement des activités économiques.
Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication
Kaolack
