La France fait face à une journée de grève interprofessionnelle ce jeudi 5 novembre, à l’appel des organisations syndicales. Cette mobilisation massive rassemble des salariés de multiples secteurs — transports, éducation, santé, énergie et services postaux —, aux côtés des étudiants et du mouvement des gilets jaunes.
Un climat social sous tension
Cette grève générale survient au lendemain d’un sérieux camouflet politique pour le gouvernement : le rejet à l’unanimité du projet de budget 2027 par l’Assemblée nationale. Les syndicats dénoncent un texte jugé inique qui pèse lourdement sur les ménages les plus vulnérables, gèle les prestations sociales et fragilise la protection sociale dans un contexte de forte austérité.
À cela s’ajoute la grogne persistante face à la flambée du coût de la vie et des prix du carburant, alimentée par des tensions énergétiques mondiales, ainsi qu’un mouvement étudiant initié en septembre pour exiger de meilleurs moyens dans les universités et les lycées.
Sécurité renforcée et parcours encadré
Face aux risques de débordements et à la crainte d’actions de groupuscules violents, un dispositif sécuritaire massif a été déployé, mobilisant plus de 70 000 membres des forces de l’ordre. À Paris, le parcours de la manifestation a été strictement encadré par les autorités, allant de la place de la République à la place de la Nation.
Alors que l’exécutif tente de désamorcer la crise — notamment par des mesures de soutien sur le carburant et des investissements partiels dans l’éducation —, le bras de fer politique et social reste total à l’approche des échéances présidentielles du printemps 2027.
