L’ancien maire de Kafountine, Victor Diatta, a comparu, mardi 3 novembre 2026, devant le juge d’instruction du premier cabinet du Tribunal de grande instance (TGI) de Ziguinchor. Il est cité dans une affaire portant sur des soupçons de détournement de deniers publics, de faux et usage de faux dans des documents administratifs, ainsi que de complicité.
Cette procédure judiciaire trouve son origine dans une enquête ouverte en 2019 par la brigade territoriale de Kafountine. Dans le cadre des investigations, le magistrat instructeur a confié une délégation judiciaire à la Section de recherches de Ziguinchor, chargée de procéder aux auditions et de recueillir les éléments nécessaires à l’établissement des faits.
L’ancien édile n’est pas le seul concerné par cette affaire. Deux autres personnes ont également été présentées devant la justice : S. C., ancien collecteur de la municipalité, et M. D., enseignant au lycée de Kafountine. Victor Diatta exerce par ailleurs comme enseignant vacataire à l’Université Assane Seck de Ziguinchor.
Sur le plan politique, l’ancien maire a notamment évolué dans les rangs de l’Alliance pour la République (APR), formation politique de l’ancien président Macky Sall. Il a récemment rejoint la coalition Kiiraay – Les patriotes républicains, fondée par l’actuel chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.
À ce stade de la procédure, aucune décision définitive n’a été rendue publique concernant le statut judiciaire des trois personnes présentées au magistrat instructeur. La question d’un éventuel placement sous mandat de dépôt ou d’une mise en liberté provisoire reste donc en suspens.
Au-delà de son volet judiciaire, cette affaire retient également l’attention en raison du profil politique de l’ancien maire et de son récent repositionnement sur l’échiquier politique. Les prochaines étapes de l’instruction permettront de préciser les responsabilités éventuelles de chacun.
Il convient de rappeler que les faits reprochés demeurent, à ce stade, des accusations présumées et que les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
