La trahison dérange-t-elle vraiment ?

Le mot trahison dérange-t-il ?

Non. Ce qui dérange, c’est qu’il mette mal à l’aise ceux qui refusent de regarder certaines réalités en face.

Mor Sarr, vous parlez en « ami intime » du Président, le frère Diomaye Faye.

Et c’est justement là tout le problème.

Car en politique, ce ne sont ni les affinités personnelles ni les proximités émotionnelles qui doivent guider l’analyse, mais les faits.

La proximité n’innocente pas

Vous évoquez vous-même une vérité que le frère Diomaye faye a déjà exprimée : la trahison vient souvent des plus proches.

Et justement : personne n’a jamais contesté la relation entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

Au contraire, elle a été célébrée comme un symbole de fraternité, de loyauté et de combat partagé.

Mais cette proximité, si elle change de nature, peut aussi devenir une source de rupture.

C’est une réalité politique universelle.

Revenons aux faits, rien qu’aux faits

Chronologiquement :

Le Président décide de quitter le poste de Secrétaire général pour se placer « au-dessus de la mêlée ».

Le parti, par respect, le designe comme Président d’honneur.

Il s’inscrit au départ dans la ligne du projet : justice, reddition des comptes, refondation.

Et nous, cadres et militants, nous avons soutenu, défendu, relayé.

Même dans ses hésitations — notamment sur le Conseil supérieur de la magistrature — il a été défendu.

Mais progressivement :

Il prend ses distances avec ses compagnons historiques.

Il rompt certains liens.

Il s’entoure de nouveaux acteurs, absents des luttes passées.

Il manque des rendez-vous majeurs du parti (journée des martyrs, Téra Meeting)

Ce ne sont pas des impressions. Ce sont des faits.

Isolement ou stratégie ?

Vous parlez d’isolement.

Mais posons la vraie question : s’est-il isolé… ou a-t-il choisi de se repositionner ?

Car pendant qu’il s’éloigne du parti, une nouvelle dynamique apparaît : la coalition « Diomaye Président ».

Et là, une interrogation légitime surgit :

Pourquoi construire une base parallèle alors que le PASTEF est déjà l’outil politique du projet ?

Le cœur du désaccord

Vous parlez de trahison comme d’une accusation injuste.

Nous parlons, nous, de cohérence politique.

Le PASTEF n’est pas un simple parti électoral.

C’est un projet, une doctrine, une ligne.

Et ce projet a un porteur : Ousmane Sonko.

Non pas par culte de la personne,

mais parce qu’il en est l’initiateur, le théoricien et le symbole du combat.

Rappel fondamental

Nous ne sommes pas dans une loyauté aveugle.

Nous sommes dans une fidélité consciente :

👉 fidélité au projet

👉 fidélité aux principes

👉 fidélité à une trajectoire politique claire

Quand il y a divergence, elle doit être assumée.

La question centrale

 

Devons-nous rester silencieux pendant qu’une nouvelle ligne se construit en dehors du cadre du parti ?

Devons-nous accepter qu’une coalition supplante progressivement l’outil politique qui a porté la lutte ?

Devons-nous considérer cela comme normal ?

Non. Le parti a le droit de rappeler ses fondamentaux

Le PASTEF n’a fait que rappeler une exigence simple :

👉 rester aligné avec le projet

👉 respecter les cadres du parti

👉 éviter les dynamiques parallèles

Ce n’est pas une attaque. C’est un rappel à l’ordre politique.

 

Sur votre posture

 

Vous vous réclamez du PASTEF, mais votre positionnement interroge.

Car se déclarer candidat sans respecter les procédures internes, ce n’est pas l’esprit du parti.

Au PASTEF, on est candidat à la candidature, pas candidat autoproclamé.

La discipline organisationnelle fait partie de nos principes.

Dr Ismaila Diallo

Coordonnateur départemental de Pastef Guinguineo

Sources : Page Facebook

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