Suppléant de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale depuis la fin de l’année 2024, le député de PASTEF, Ismaïla Wone, s’exprime sur son entrée à l’hémicycle, la situation politique actuelle et les discussions autour de la relation entre le chef du gouvernement et le président Bassirou Diomaye Faye.
Un mandat qu’il considère comme une mission
Pour Ismaïla Wone, siéger à la place laissée par Ousmane Sonko dépasse la simple fonction parlementaire. Il estime porter une responsabilité importante, celle de défendre la ligne politique et les engagements pris devant les citoyens. Selon lui, il s’agit avant tout de poursuivre un projet collectif plutôt que de remplacer une personnalité politique.
La place de Sonko dans l’appareil d’État
Le député insiste sur l’importance du rôle joué par Ousmane Sonko au sein du pouvoir exécutif. À ses yeux, sa présence au gouvernement constitue un élément clé pour préserver la cohérence du programme porté par PASTEF et éviter que certains acteurs ne s’écartent de l’objectif initial de transformation du pays.
Une opposition qu’il juge peu constructive
Interrogé sur la loi récemment adoptée renforçant les sanctions liées à l’homosexualité, Ismaïla Wone critique l’attitude de l’opposition. Il considère que celle-ci adopte une posture de contestation systématique, sans proposer d’alternative politique crédible.
Réactions venues de l’étranger
Le député réagit également aux critiques émises à l’international, notamment par Jean-Luc Mélenchon. Il estime que les décisions concernant les valeurs et l’organisation sociale du Sénégal relèvent exclusivement de la souveraineté nationale et ne doivent pas être influencées par des positions extérieures.
Des tensions perceptibles dans la coalition
Ismaïla Wone s’est montré préoccupé par les événements récents survenus lors d’une rencontre de la coalition présidentielle. Il regrette que des attaques visant Ousmane Sonko aient été exprimées publiquement dans ce cadre et estime que cette situation envoie un signal politique négatif.
Une éventuelle rupture pas souhaitée
Concernant les relations entre les deux dirigeants, le député reconnaît l’existence de divergences politiques. Toutefois, il affirme que le travail gouvernemental se poursuit et insiste sur le fait que l’objectif principal reste la stabilité de l’État et la gestion des priorités nationales.
Position sur la dette publique
Le parlementaire soutient la démarche du gouvernement consistant à privilégier des solutions internes pour faire face aux obligations financières du pays, plutôt que d’envisager une restructuration de la dette. Selon lui, cette orientation vise à préserver la crédibilité économique du Sénégal.
Vers des ajustements institutionnels ?
À propos d’une éventuelle réforme limitant le pouvoir du président de dissoudre l’Assemblée nationale, Ismaïla Wone se dit favorable à toute évolution susceptible de renforcer l’équilibre institutionnel et la solidité démocratique.
Source : Facebook et Seneweb
