À Dakar, au Musée des Civilisations Noires, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un discours sans détour lors d’une conférence consacrée à la souveraineté africaine. Devant un public attentif, il a dénoncé l’ordre mondial actuel, critiquant l’inefficacité des interventions militaires étrangères et l’attitude jugée condescendante de certaines puissances occidentales.
Dans une prise de parole offensive, le chef du gouvernement sénégalais a appelé à une rupture claire avec les schémas de dépendance. Selon lui, la véritable souveraineté repose sur la capacité des États africains à définir eux-mêmes leurs priorités, à renforcer leur autonomie stratégique et à s’affranchir des influences extérieures.
Insistant sur la nécessité d’un changement de paradigme, il a érigé la confiance en soi comme levier essentiel de libération, plaidant pour une Afrique capable de décider de son propre destin. Ce discours s’inscrit dans une dynamique plus large de repositionnement du continent dans un contexte international en mutation.
Plusieurs intervenants ont abondé dans le même sens. Abass Fall a rappelé que la souveraineté implique un refus de toute forme de domination, tandis que Pascal Boniface a salué l’émergence d’une nouvelle dynamique portée par la jeunesse sénégalaise. Pour sa part, Mariama Diaby a souligné que la souveraineté ne saurait être proclamée sans être concrètement organisée, financée et mise en œuvre.
Au-delà des discours, cette rencontre met en lumière une ambition affirmée : celle d’une Afrique plus autonome, déterminée à peser dans un monde désormais marqué par l’équilibre des puissances.
Mamadou Camara-Journaliste
Camou communication
Kaolack
