Suspension du mandat parlementaire : l’écrit qui tranche le débat L'honorable députée Adji Mergane Kanouté éclaircit la lanterne des citoyens

« Verba volant, scripta manent » « Les paroles s’envolent, les écrits restent »

En droit, rappelle-t-on souvent, les mots dits peuvent être oubliés, niés ou déformés. Quant au document écrit, il constitue une preuve irréfutable. Ce qui compte en droit, c’est l’écrit.

Dès lors, seul l’acte juridique déposé aux greffes de l’Assemblée nationale, et lu par le doyen Alla Kane, président de séance, dans l’hémicycle, le jour de l’installation de la quinzième législature fait foi.

Quant à ceux qui font la distinction entre le député ayant commencé à exercer et celui qui ne l’a pas été, il s’agit de pures conjectures et de tentatives de différenciation situationnelle là où le législateur n’en fait pas.

La suspension du mandat de député d’un élu appelé à des fonctions exécutives est un droit acquis constitutionnellement. L’opposition devrait choisir le combat sur le terrain et non avec des artifices juridiques.

Pour rappel, l’honorable députée Adji Mergane Kanouté faisait partie de la 14e législature, très brillante intellectuellement. Son expérience parlementaire et ses bagages intellectuels ne sont plus à démontrer.

Une femme digne de foi qui n’hésite pas à dire la vérité s’il le faut.

Mamadou Camara, journaliste à Kaolack.

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