Démission collective de cinq directeurs au ministère de l’Enseignement supérieur : Des inquiétudes autour des réformes entamées sous l ‘ ère du ministre sortant Professeur Daouda Ngom

La démission collective de cinq hauts responsables de la Direction générale de l’Enseignement supérieur (DGES) marque une nouvelle zone de turbulences au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Ces cadres, parmi lesquels le Directeur général de l’Enseignement supérieur Abdoul Aziz Diouf, ont quitté leurs fonctions en évoquant des divergences sur plusieurs orientations stratégiques du secteur.

Ces projets avaient pourtant connu des avancées importantes sous l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom, avec l’implication de ces responsables dans la mise en œuvre de plusieurs réformes majeures.

Parmi les chantiers concernés figurent notamment le projet ESPOIR-Jeunes, doté de 123 milliards de FCFA, destiné à renforcer les capacités de l’enseignement supérieur à travers la construction de nouveaux Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP), l’extension de certaines infrastructures universitaires, la création de crèches universitaires et l’accompagnement des universités à travers des contrats de performance.

Le programme « Un étudiant, un ordinateur », qui ambitionnait de faciliter l’accès des étudiants aux outils numériques tout en favorisant une dynamique de production et d’assemblage local, fait également partie des dossiers au cœur des débats.

À cela s’ajoutent les réformes liées aux bourses d’études, à la gouvernance des amicales d’étudiants ainsi que les travaux issus de l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ANTESRI).

Cette situation soulève désormais plusieurs interrogations : quelle sera la continuité donnée à ces grands projets ? Les nouvelles orientations permettront-elles de préserver les acquis et les investissements déjà engagés ?

Dans un contexte où l’université sénégalaise fait face à de nombreux défis, notamment l’employabilité des diplômés, les conditions d’apprentissage et la modernisation des infrastructures, la stabilité dans la conduite des réformes apparaît comme un enjeu majeur pour l’avenir de l’enseignement supérieur.

Mamadou Camara, journaliste

Camou Communication

Kaolack

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