Élections Conseil consultatif de la jeunesse et médias manipulateur : intoxication, manipulation , désinformation ? Les citoyens ont besoin de la bonne information

Elections du Conseil consultatif de la jeunesse, de nombreuses confusions circulent dans l’espace médiatique et sur les réseaux sociaux. Certains journalistes, chroniqueurs ou commentateurs présentent ce scrutin comme une bataille entre partis politiques, en l’associant directement à des formations comme PASTEF, Parti socialiste, Alliance pour la République ou Parti démocratique sénégalais. Pourtant, cette lecture est souvent réductrice et entretient une confusion regrettable dans l’opinion.

Le Conseil consultatif de la jeunesse n’est pas, à l’origine, une structure partisane. Sa mission principale consiste à représenter les préoccupations de la jeunesse, formuler des propositions, participer à la réflexion sur les politiques publiques et favoriser l’implication des jeunes dans la vie citoyenne. Il s’agit avant tout d’un cadre de consultation, d’orientation et de participation.

Évidemment, dans un pays où la politique influence fortement les dynamiques sociales, il est difficile d’empêcher totalement l’existence de sensibilités ou d’affinités politiques parmi les candidats. Mais réduire cette institution à une simple extension des partis politiques constitue une erreur d’analyse. Tous les candidats ne sont pas forcément membres d’un parti, et l’éligibilité ne dépend pas d’une appartenance à une formation politique.

Les critères d’éligibilité reposent généralement sur l’âge, l’engagement communautaire, associatif ou citoyen, ainsi que le respect des conditions administratives définies par les textes organisant le scrutin. Présenter ces élections comme un affrontement direct entre appareils politiques revient donc à désinformer les citoyens et à détourner l’attention des véritables enjeux liés à la jeunesse.

Le plus inquiétant reste parfois le traitement médiatique de ces élections. Certains journalistes commentent un processus qu’ils maîtrisent mal, relayent des interprétations approximatives et contribuent involontairement à manipuler l’opinion. Dans une démocratie sérieuse, l’information doit reposer sur la rigueur, la vérification et la compréhension des institutions. Informer ne signifie pas amplifier les passions politiques ou fabriquer artificiellement des clivages.

La jeunesse sénégalaise mérite un débat sérieux sur ses préoccupations réelles : emploi, formation, entrepreneuriat, participation citoyenne et avenir institutionnel. Transformer chaque espace de représentation en champ de bataille partisan risque d’affaiblir davantage la confiance des jeunes envers les institutions publiques.

Mamadou Camara, journaliste- Communicant

Kaolack

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