Entendu par les enquêteurs samedi dernier, Ndiaga Seck aurait dans un premier temps rejeté les accusations portées contre lui. Mais les premières vérifications effectuées sur son téléphone portable, avec son consentement, auraient permis aux enquêteurs de recouper plusieurs informations déjà évoquées dans le cadre de l’affaire.
Confronté aux éléments recueillis, le responsable politique aurait finalement accepté de faire des déclarations détaillées consignées dans le procès-verbal transmis au parquet de Louga.
Au cours de son audition, il serait revenu sur certains épisodes de son enfance et de sa jeunesse, marqués notamment par la séparation de ses parents et son éducation chez sa grand-mère à Ziguinchor. Il aurait également expliqué avoir fréquenté, au fil des années, des personnes avec lesquelles il entretenait des relations intimes.
Selon les informations issues du dossier, Ndiaga Seck affirme aujourd’hui avoir définitivement tourné cette page de sa vie. Il soutient avoir changé de comportement depuis plusieurs années et dit même avoir entrepris des démarches de sensibilisation auprès de certaines connaissances.
Les enquêteurs auraient également récupéré plusieurs contacts téléphoniques cités durant l’audition. Placé sous scellés après son arrestation, son téléphone devrait faire l’objet d’analyses approfondies par la Division spéciale de cybersécurité (DSC).
Déféré ce lundi devant le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Louga, Ndiaga Seck reste au cœur d’une procédure judiciaire qui continue de connaître de nouveaux développements.
