Baccalauréat 2026 : Commentaire philosophique Texte du commentaire : Chaque fois que la science apporte des résultats qui peuvent avoir une influence sur les conditions de l'existence humaine, — qu'il s'agisse de la fécondation artificielle ou de la bombe à hydrogène, — il faut faire appel à une autre sagesse pour mettre en place, non sans peine, la nouvelle acquisition et l'appliquer en quelque sorte à l'existence concrète. Le monde humain n'est pas seulement un monde d'objectivité matérielle. Il est aussi un monde de valeurs, et les valeurs doivent toujours intervenir pour interpréter, autoriser les éléments de fait. La mission de la philosophie est justement d'assurer cette reprise de la matérialité des faits par l'existence humaine. Autrement dit, la science est impuissante à se donner par ses propres moyens son origine et sa fin. Cette fonction d'intégration et de totalité est la fonction même de la philosophie. Elle se propose de donner un sens global à l'existence de l'homme dans le monde, admettant à cette fin tous les chiffres, mais pour les mettre en place en vertu de son pouvoir discrétionnaire. Georges Gusdorf .

Introduction

Dans ce texte, Georges Gusdorf s’interroge sur les rapports entre la science et la philosophie. Il montre que les progrès scientifiques, aussi importants soient-ils, ne suffisent pas à eux seuls à guider l’humanité. Selon lui, la philosophie est indispensable pour donner un sens aux découvertes scientifiques et orienter leur utilisation en fonction des valeurs humaines.

On peut alors se demander : pourquoi la science a-t-elle besoin de la philosophie pour servir véritablement l’homme ?

Développement

L’auteur affirme d’abord que les découvertes scientifiques ont des conséquences importantes sur la vie humaine. Qu’il s’agisse de la fécondation artificielle ou de la bombe à hydrogène, la science produit des connaissances et des techniques capables de transformer profondément l’existence. Cependant, la science ne dit pas si ces découvertes doivent être utilisées ni dans quel but.

Ensuite, Gusdorf explique que le monde humain n’est pas seulement constitué de faits matériels, mais aussi de valeurs morales. Les faits scientifiques doivent être interprétés à la lumière de principes comme la justice, la dignité, la liberté ou le respect de la vie. C’est pourquoi la philosophie intervient pour réfléchir au sens et aux limites des progrès scientifiques.

Enfin, l’auteur soutient que la philosophie a pour mission de donner une vision globale de l’existence humaine. Contrairement à la science, qui explique le fonctionnement des choses, la philosophie s’interroge sur leur finalité. Elle aide l’homme à utiliser les connaissances scientifiques de manière responsable et au service du bien commun.

Cette thèse est pertinente. En effet, les avancées dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la médecine ou du nucléaire montrent que les progrès scientifiques doivent être accompagnés d’une réflexion éthique. Toutefois, la philosophie ne remplace pas la science : les deux disciplines sont complémentaires. La science produit les connaissances, tandis que la philosophie réfléchit à leur sens et à leur usage.

Conclusion

En définitive, Georges Gusdorf montre que la science ne peut pas, à elle seule, répondre à toutes les questions de l’existence humaine. La philosophie est indispensable pour orienter les découvertes scientifiques selon des valeurs morales et donner un sens au progrès. Ainsi, science et philosophie doivent travailler ensemble afin que les avancées scientifiques contribuent réellement au bien-être de l’humanité.

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