Nioro-du-Rip et Ndoucoumane : des militants de Pastef invitent le président Ousmane Sonko et les responsables du parti à une descente de terrain.

Selon des militants et sympathisants de Pastef rencontrés dans le département de Nioro du Rip, le parti gagnerait à réorganiser ses bases dans le Saloum, notamment dans le Rip et le Ndouvoumane, où plusieurs estiment que le travail de proximité s’est progressivement essoufflé depuis les dernières élections législatives.

À Nioro-du-Rip, certains responsables et militants regrettent que la caravane du parti n’y soit restée que très peu de temps lors de la précédente campagne. Ils souhaitent aujourd’hui une visite du président Ousmane Sonko, ainsi que d’autres responsables nationaux, dont El Malick Ndiaye, Birame Soulèye Diop et plusieurs cadres du parti, afin d’échanger directement avec les populations et les militants de la base.

Pour ces partisans, un parti politique ne doit pas être présent uniquement en période électorale. Ils estiment qu’il est important de maintenir un contact régulier avec les militants, notamment dans des localités comme Darou Salam, Porokhane, Taïba Niassène, Médina Sabakh, Dávaly et la commune de Nioro-du-Rip, entre autres.

Dans un contexte marqué, selon eux, par des départs de certains responsables et une baisse de l’engouement militant, ils jugent nécessaire que les dirigeants privilégient davantage les descentes de terrain et les rencontres de proximité avec les populations ainsi qu’avec les foyers religieux.

Certains estiment également que la communication du parti est devenue très intense et qu’il serait opportun de diversifier davantage les porte-parole afin que la défense du projet politique ne repose pas essentiellement sur une seule personnalité. Ils souhaitent voir davantage de responsables s’exprimer publiquement et assumer leur part de communication.

« L’heure est aux descentes décentralisées sur le terrain », résume un militant, convaincu que le contact direct avec les bases constitue un levier essentiel pour remobiliser les troupes.

Enfin, plusieurs militants confient que, malgré leur admiration pour leur leader, une longue absence sur le terrain peut créer un sentiment de distance. Ils lancent ainsi un appel aux responsables de Pastef pour qu’ils inscrivent prochainement le Rip et le Ndouvoumane dans leur agenda politique afin de renforcer les liens avec les militants et sympathisants de cette partie du Saloum.

Mamadou Camara Journaliste Camou Communication Kaolack

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