Dans un contexte marqué par une multiplication des changements d’appartenance politique à l’approche des prochaines échéances électorales, le Pastef souhaite instaurer un nouveau cadre juridique pour encadrer la transhumance des élus locaux.
Le parti dirigé par Ousmane Sonko propose qu’un maire ou un président de conseil départemental qui quitte la formation politique sous la bannière de laquelle il a été élu perde automatiquement son mandat. Selon le Pastef, cette mesure vise à préserver la sincérité du vote des citoyens et à empêcher que des élus modifient l’équilibre politique issu des urnes en cours de mandat.
Pour les responsables du parti, les électeurs accordent leur confiance à un projet politique autant qu’à une personnalité. Dès lors, un changement de parti après l’élection constituerait une remise en cause de la volonté populaire exprimée lors du scrutin.
Cette proposition intervient alors que plusieurs maires et responsables locaux ont récemment quitté leur formation d’origine pour rejoindre de nouvelles forces politiques, alimentant un vif débat sur la transhumance et la stabilité des majorités locales.
Si elle est adoptée, cette réforme marquerait un tournant majeur dans la gouvernance locale au Sénégal, en instaurant le principe de la vacance automatique du mandat pour tout élu local qui change de parti en cours de mandat.
