Élus le 23 janvier 2022, les conseillers municipaux et départementaux arriveront au terme de leur mandat le 23 janvier 2027. En l’absence d’une modification législative prorogeant la durée du mandat ou reportant le scrutin, les élections locales devront impérativement être organisées avant cette échéance, conformément aux dispositions en vigueur.
Cependant, plusieurs étapes essentielles du processus électoral n’ont toujours pas été enclenchées. À environ six mois de la fin des mandats et à trois mois de l’ouverture prévue du dépôt des candidatures, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, n’a pas encore signé le décret convoquant le corps électoral. De même, le décret autorisant l’ouverture de la révision exceptionnelle des listes électorales, indispensable pour l’inscription des nouveaux électeurs et les changements de lieu de vote, se fait toujours attendre.
Cette situation alimente les inquiétudes de plusieurs acteurs politiques et de la société civile. Ancienne ministre sous le régime de Macky Sall et membre du parti Nouvelle Responsabilité, Zahra Iyane Thiam s’interroge sur un éventuel report des élections locales, déplorant l’absence de communication officielle sur le calendrier électoral.
Du côté de Pastef, le conseiller municipal Moustapha Ndiaye appelle au respect strict du calendrier électoral. Il demande au chef de l’État de signer sans délai le décret convoquant le corps électoral et de lancer immédiatement la révision exceptionnelle des listes électorales, estimant qu’il s’agit d’une exigence démocratique.
Pour sa part, l’expert électoral Ndiaga Sylla, président du Dialogue citoyen, avertit que si aucune clarification n’est apportée rapidement par les autorités, des recours pourraient être introduits devant les juridictions compétentes afin de garantir le respect du droit de vote, du Code électoral, de la Constitution et des engagements internationaux du Sénégal.
