À moins de trois mois des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal se prépare à accueillir, pour la première fois de son histoire, un événement sportif d’envergure mondiale qui réunira des délégations venues des cinq continents. Pourtant, sur le terrain, plusieurs voix s’élèvent pour alerter sur le manque de mobilisation populaire autour de cette échéance historique.
Après la récente sortie médiatique du président de l’ONCAV, Amadou Kane, qui a dénoncé le déficit de communication et de mobilisation autour des JOJ, des citoyens ainsi que des responsables de mouvements associatifs et de jeunesse à Kaolack et dans plusieurs autres localités estiment que le moment est venu d’agir.
Selon eux, les compétitions dites « navétanes », déjà lancées à travers le pays, connaissent un fort engouement populaire. Cette dynamique constitue une véritable opportunité pour sensibiliser les populations et fédérer la jeunesse autour des JOJ Dakar 2026.
Ces acteurs considèrent qu’il est urgent d’impliquer davantage les structures du mouvement navétane, notamment les ODCAV, les ORCAV et l’ONCAV. Fortes de leur expérience dans l’organisation de compétitions sportives de proximité et des phases nationales, ces organisations disposent d’un savoir-faire reconnu et d’un réseau solidement implanté dans toutes les régions du Sénégal.
Pour les mouvements associatifs, ces structures représentent un levier stratégique pour mobiliser la jeunesse, informer les populations et contribuer au succès populaire des Jeux. Ils invitent ainsi l’État, le ministre chargé des Sports, le Comité d’organisation ainsi que l’ensemble des acteurs engagés dans la réussite des JOJ à intégrer pleinement l’ONCAV et ses démembrements dans le dispositif de préparation.
À leurs yeux, la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 dépendra non seulement des infrastructures et de l’organisation technique, mais également de l’adhésion populaire. Et cette mobilisation passe inévitablement par les organisations qui, depuis des décennies, font vivre le sport de masse dans les quartiers et les villages du Sénégal.
Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication
Kaolack
