Une vendeuse de tickets du Bus Rapid Transit (BRT), identifiée sous les initiales A. Taha, a été interpellée vendredi par la Division des investigations criminelles (DIC), avant d’être déférée au parquet. Elle est soupçonnée d’avoir occasionné un préjudice estimé à 16 millions de francs CFA dans le cadre de ses activités au sein du dispositif de vente de tickets.
Selon des informations rapportées par Libération, les faits seraient liés à l’utilisation de la plateforme digitale Kubapay. La vendeuse aurait eu recours à plusieurs sessions ouvertes au cours de ses journées de travail. À la fin de son service, seules certaines recettes auraient été déclarées, tandis que d’autres sessions seraient restées ouvertes et non clôturées.
D’après les éléments de l’accusation, les recettes issues de ces sessions non clôturées auraient été utilisées à des fins personnelles, occasionnant ainsi un manque à gagner pour l’entreprise.
Face aux enquêteurs, A. Taha aurait reconnu l’existence d’écarts dans les recettes, tout en contestant avoir volontairement détourné les fonds. Elle aurait expliqué que certains mouvements auraient été effectués à travers ses identifiants et a néanmoins reconnu l’existence de sommes à rembourser.
Pour régler le préjudice présumé, la mise en cause aurait proposé de continuer à travailler pour Dakar Mobilité SA sans percevoir de salaire, jusqu’à concurrence du montant réclamé. Elle aurait également proposé un remboursement échelonné, avec le soutien financier de sa famille.
L’affaire étant désormais entre les mains de la justice, il appartiendra aux autorités judiciaires de déterminer les circonstances exactes des faits, le montant réel du préjudice et les éventuelles responsabilités pénales.
