Kaolack — À l’approche des élections locales de 2027, la bataille pour la mairie de Kaolack se dessine progressivement. Parmi les prétendants qui affichent leurs ambitions, Moussa Fall, président de l’Alliance pour la Promotion du Développement Local (APRODEL), entend se positionner comme une alternative crédible, avec une vision largement articulée autour du développement territorial, de la bonne gouvernance et de l’autonomisation des collectivités.il sera accompagné par des cadres , intellectuels font Babacar Ndiogou entre autres fils dr Kaolack.
Sa candidature s’inscrit désormais dans la dynamique de la grande Coalition AND LIGGEEY GOX YI, qui rassemble des élus locaux, des responsables politiques et des acteurs engagés autour d’une même conviction : le développement du Sénégal doit partir des territoires.
L’APRODEL : des projets au service du développement local
Depuis plusieurs années, Moussa Fall développe, à travers l’APRODEL, une vision fondée sur la proximité avec les populations, l’autonomisation économique, le soutien à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, la valorisation de l’agriculture, des compétences locales et des ressources territoriales.
Pour Kaolack, son programme municipal repose notamment sur sept grandes priorités : gouvernance transparente et participative, justice économique et fiscale, assainissement et lutte contre les inondations, développement économique et entrepreneuriat, jeunesse et sport, valorisation du patrimoine et coopération intercommunale.
L’objectif affiché est de faire de Kaolack une ville plus attractive, mieux organisée et davantage capable de tirer profit de ses potentialités économiques, notamment dans l’agriculture, le commerce, l’industrie, l’artisanat et les activités liées aux ressources du Saloum.
Augmenter les ressources des collectivités
Au-delà de Kaolack, Moussa Fall défend une réforme plus ambitieuse de la gouvernance territoriale.
Il plaide pour des collectivités disposant de davantage de ressources financières, de compétences techniques et de capacités institutionnelles. Pour lui, la décentralisation ne peut produire des résultats durables si les collectivités restent dépendantes de financements insuffisants ou tardifs.
Sa vision repose ainsi sur une meilleure mobilisation des recettes locales, une gouvernance budgétaire plus performante et une territorialisation plus efficace des investissements publics.
Vers une véritable autonomie dans la gouvernance locale
Pour le président de l’APRODEL, l’autonomie des collectivités territoriales doit également être renforcée.
Il s’agit de permettre aux élus locaux de disposer de moyens réels pour répondre aux préoccupations des populations, d’identifier les priorités de leur territoire et de conduire des projets structurants adaptés aux réalités locales.
Cette approche rejoint l’un des axes défendus par AND LIGGEEY GOX YI, qui entend placer les territoires, leur économie et leurs potentialités au centre du débat politique. La coalition revendique notamment la présence de nombreux maires, de présidents de conseils départementaux, de partis et de mouvements autour d’un projet commun de développement local.
Une coalition riche en expériences
Dans cette nouvelle dynamique, Moussa Fall peut compter sur l’expérience de plusieurs responsables territoriaux de premier plan.
À commencer par Maguette Sène, maire de Malicounda et coordonnateur de la Coalition, ainsi que Dr Macoumba Diouf, maire de Latmingué et premier vice-président. À leurs côtés figurent notamment Modou Touré, maire de Thiaré et trésorier général, Adama Diallo, maire de Gossas et secrétaire exécutif, Dr Oumar Sarr, président du Conseil départemental de Birkelane, Moussa Kouyaté, président du Conseil départemental de Gossas, Ameth Diallo, secrétaire à la Communication, et Habib Mbaye, troisième vice-président.
La coalition revendique également l’adhésion ou la participation de plusieurs autres maires, responsables territoriaux, partis et mouvements. Cette diversité constitue, pour ses promoteurs, un réservoir d’expériences susceptibles d’alimenter une nouvelle réflexion sur la gouvernance locale.
L’expérience de Macoumba Diouf et Maguette Sène comme atout
Pour Moussa Fall, la présence de responsables ayant déjà exercé des responsabilités municipales ou départementales représente un avantage considérable.
Dr Macoumba Diouf, à Latmingué, et Maguette Sène, à Malicounda, disposent d’une expérience directe de la gestion territoriale. Leur expertise peut contribuer à enrichir la réflexion sur les mécanismes de financement, la planification locale, la mobilisation communautaire et la réalisation de projets structurants.
À Kaolack, cette expérience pourrait être mise à contribution dans la construction d’une municipalité davantage tournée vers la performance, la transparence et les résultats.
Moussa Fall veut transformer l’ambition en projet
Avec l’APRODEL, Moussa Fall ne présente donc pas uniquement une candidature à la mairie de Kaolack. Il cherche à inscrire son ambition dans une vision plus large : faire du territoire le véritable moteur du développement.
Assainissement, emploi des jeunes, autonomisation des femmes, modernisation des infrastructures, soutien aux entrepreneurs, valorisation des ressources économiques, gouvernance participative et coopération avec les communes voisines constituent les grandes lignes de cette ambition.
À quelques mois des prochaines échéances locales, la candidature de Moussa Fall devra désormais convaincre au-delà de son socle politique et transformer ses propositions en une véritable dynamique populaire.
Une chose est certaine : la bataille municipale de Kaolack s’annonce ouverte, et Moussa Fall entend bien y jouer les premiers rôles avec une carte maîtresse : le développement local comme projet politique et l’expérience des territoires comme force collective.
Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication – Kaolack
