Cour suprême : le référé-liberté du FDR rejeté, la préparation des élections territoriales au cœur du litige Cour suprême : le référé-liberté du FDR rejeté, la procédure préparatoire des élections territoriales au cœur des débats

La Cour suprême a rejeté la requête en référé-liberté introduite par plusieurs responsables politiques regroupés au sein du Front démocratique pour la République (FDR).

La requête avait été déposée par Modou Diagne, président du parti LDR/Yessal, Khalifa Ababacar Sall, président de Taxawu Sénégal, Samba Sy, secrétaire général du PIT, Oumar Sarr, président du Parti des Libéraux et Démocrates (PLD/And Suqali), ainsi qu’Abdou Mbow, responsable de l’APR, parti membre du FDR.

Les requérants dénonçaient notamment ce qu’ils considéraient comme une carence du ministre chargé des Élections, des services de l’administration électorale et de la Commission électorale nationale autonome (CENA), dans l’exercice de leurs compétences respectives.

Selon le FDR, cette situation aurait pour conséquence de réduire progressivement le temps nécessaire à la préparation des élections départementales et municipales, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale au droit de suffrage, au droit de candidature et au principe d’égalité devant le scrutin.

À travers leur recours, les responsables politiques demandaient à la Cour suprême d’ordonner aux autorités compétentes de prendre et de rendre publiques, dans les délais impartis par le juge des référés, les mesures nécessaires au lancement régulier et transparent du processus préparatoire des élections territoriales.

Ils sollicitaient également l’engagement sans délai des opérations relatives à la révision des listes électorales, à la fixation et à la publication du montant de la caution, ainsi que la publication d’un calendrier prévisionnel des différentes opérations préparatoires, tout en préservant les compétences de l’autorité chargée de convoquer le corps électoral.

Après examen de la requête, le juge des référés de la chambre administrative de la Cour suprême l’a finalement rejetée.

L’ordonnance a été rendue en audience publique de vacations de référé par El Hadji Abdou Aziz Seck, président, en présence d’Oumar Dièye, premier avocat général, et de Matar Saloum Camara, greffier.

Cette décision constitue un nouvel épisode dans le débat politique et juridique autour de la préparation des prochaines élections départementales et municipales au Sénégal.

Mamadou Camara – Journaliste

Camou Communication – Kaolack

 

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