Une trentaine d’année au service des malades mentaux : Ansoumana Dione, un homme méritant en attente de la vraie reconnaissance de la République

Kaolack, 6 août 2026 — Vingt-six années d’engagement constant en faveur des personnes souffrant de troubles mentaux. C’est le parcours singulier d’Ansoumana Dione, président fondateur de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (ASSAMM), qui, depuis le 1er août 2000, s’est consacré à la défense des droits et à l’assistance aux personnes vivant avec des maladies mentales ainsi qu’aux victimes de toxicomanie.

Pendant plus d’un quart de siècle, cet engagement associatif est devenu, au fil des années, un combat personnel et citoyen. Sur le terrain, Ansoumana Dione n’a cessé d’interpeller les pouvoirs publics sur les conditions de prise en charge des malades mentaux, l’accès aux soins, la protection des personnes vulnérables et la nécessité d’accorder à la santé mentale une place plus importante dans les politiques publiques.

Un parcours qui mérite reconnaissance

Au-delà des controverses ou des débats qui peuvent entourer son action, Ansoumana Dione revendique un bilan construit sur 26 années de présence et de plaidoyer en faveur d’une catégorie particulièrement vulnérable de la population.

Son engagement lui a également valu une distinction académique : il doit être élevé au rang de Docteur Honoris Causa par l’Institut Africain de Recherche Pluridisciplinaire Appliquée (IARPA), à l’occasion d’une cérémonie annoncée les 15 et 16 octobre 2026 à Bangui, en République centrafricaine, sous le haut patronage du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

À l’approche de cette échéance, le président de l’ASSAMM interpelle le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, afin que la République reconnaisse davantage son parcours et l’accompagne dans cette démarche.

« Encourager ceux qui servent la nation »

Pour Ansoumana Dione, la reconnaissance du mérite ne devrait pas uniquement intervenir lorsqu’un citoyen commet une faute ou fait l’objet d’une sanction. Il estime que les pouvoirs publics doivent également savoir distinguer, soutenir et encourager les Sénégalais dont l’action produit des résultats concrets au profit de la société.

Dans cette perspective, il appelle le président Bassirou Diomaye Faye à lui accorder une audience dans les meilleurs délais. Une rencontre qui permettrait, selon lui, d’échanger directement sur les nombreux défis auxquels reste confronté le Sénégal dans le domaine de la santé mentale.

Le responsable associatif rappelle notamment avoir transmis au gouvernement, le 5 août 2026, un mémorandum comportant vingt propositions, destiné à contribuer à la réflexion sur la prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux et des victimes de la consommation de drogues.

Un plaidoyer qui dépasse un homme

Au-delà de la reconnaissance personnelle qu’il réclame, Ansoumana Dione entend surtout attirer l’attention des autorités sur une problématique de société. Pour lui, la santé mentale ne doit plus être considérée comme une question secondaire, mais comme une priorité de santé publique et de protection sociale.

Après 26 années d’engagement, il estime donc que le moment est venu pour la République de reconnaître le mérite des citoyens qui, à l’image de l’ASSAMM, consacrent une partie importante de leur vie à la défense des personnes vulnérables.

Reconnaître le mérite d’un homme engagé, c’est aussi, selon lui, reconnaître la cause qu’il défend depuis plus d’un quart de siècle : la dignité, les droits et la prise en charge des malades mentaux au Sénégal.

Mamadou Camara – Journaliste

Camou Communication

Kaolack

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