Justice internationale – L’ancienne procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, revient sur les difficultés rencontrées dans l’exercice de ses fonctions et sur les pressions auxquelles elle a été confrontée. À travers son témoignage, la magistrate gambienne évoque une période particulièrement éprouvante, marquée par des tensions liées à ses responsabilités au sein de cette juridiction internationale.
À la tête du Bureau du procureur de la CPI de 2012 à 2021, Fatou Bensouda a dirigé plusieurs enquêtes sensibles, dans un contexte où les décisions de la Cour suscitaient de vives réactions politiques et diplomatiques. Son mandat a notamment été marqué par des débats sur l’indépendance de la justice internationale et les difficultés rencontrées par la juridiction dans la conduite de ses enquêtes.
La phrase « J’étais traitée comme une criminelle », reprise dans le titre de l’entretien, traduit le sentiment d’injustice qu’elle exprime face au traitement qu’elle affirme avoir subi. Elle remet également en lumière les défis auxquels peuvent être confrontés les responsables judiciaires chargés de poursuivre des crimes internationaux dans des dossiers politiquement sensibles.
Le témoignage de l’ancienne procureure relance ainsi la réflexion sur les pressions exercées sur les acteurs de la justice internationale, mais aussi sur les garanties nécessaires pour préserver leur indépendance et leur capacité à exercer leurs fonctions sans intimidation.
Source : Jeune Afrique
Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
Kaolack
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