El Hadji Songo Matar Ndiaye : le football sénégalais perd un dirigeant engagé et Taïba Ndiaye son chef de village Un dirigeant qui avait assumé ses convictions

L’un des épisodes les plus marquants de son parcours remonte à la Coupe d’Afrique des nations 2008, disputée au Ghana. Après l’élimination prématurée des Lions du Sénégal dès le premier tour, Songo Matar Ndiaye avait publiquement dénoncé la responsabilité de la Fédération dans cet échec.

Dans un entretien accordé à la presse le 1er mars 2008, il avait appelé le Comité directeur de la FSF à démissionner collectivement. Il avait même annoncé son intention de quitter ses propres fonctions si ses collègues ne prenaient pas leurs responsabilités.

« Nous avons échoué. Et la responsabilité de la FSF est totale et entière dans la déroute des Lions au Ghana. Nous devons tous partir », avait-il déclaré.

Cette prise de position avait illustré sa conception de la responsabilité dans la gestion du football national.

Un engagement au-delà du football

Parallèlement à ses responsabilités sportives, El Hadji Songo Matar Ndiaye assumait également des fonctions au sein du mouvement sportif local. Il était notamment vice-président de l’Étics de Mboro.

Son rôle de chef de village de Taïba Ndiaye témoignait aussi de son implication dans la vie communautaire et traditionnelle.

Âgé de 69 ans au moment de son décès, il laisse derrière lui un parcours marqué par son engagement dans les instances du football et dans la gestion de sa communauté.

Il a été inhumé le mardi 3 novembre 2026 à 17 heures à Taïba Ndiaye.

Un héritage à retenir

La disparition de Songo Matar Ndiaye invite à revisiter une page de l’histoire du football sénégalais, notamment celle des crises de gouvernance qui ont marqué les instances fédérales.

Son parcours rappelle que le dirigeant sportif n’est pas seulement un gestionnaire : il est aussi un acteur appelé à rendre compte de ses choix et à assumer ses responsabilités.

Avec sa disparition, le football sénégalais perd un ancien responsable fédéral, tandis que Taïba Ndiaye perd son chef de village.

Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui accorde Son pardon et l’accueille dans Son paradis éternel. Amine.

Par Mamadou Camara

Journaliste

Camou Communication

Kaolack

chevron_left
chevron_right

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire
Nom
E-mail
Site