La scène politique sénégalaise est secouéepar de vives tensions au sommet de l’État. Face au blocage persistant entre l’Exécutif et le Législatif autour de l’adoption du budget 2027, la présidente du groupe parlementaire Takku-Wallu Sénégal, Aïssata Tall Sall, monte au créneau. L’ancienne ministre appelle ouvertement le chef de l’État à prendre ses responsabilités en dissolvant l’Assemblée nationale pour s’en remettre au verdict des urnes.
Les points clés de la déclaration d’Aïssata Tall Sall
Appel aux urnes : La responsable politique préconise l’organisation d’élections législatives anticipées afin que le peuple souverain arbitre le différend institutionnel.
Dénonciation d’un blocage démocratique : Elle critique vertement le refus de débattre du budget de la nation et l’usage du règlement intérieur par la majorité pour « étouffer la parole » de l’opposition.
Réponse aux accusations : Qualifiant cette démarche d’« acte de salubrité démocratique », elle rejette l’étiquette de manœuvre politicienne et défie le parti au pouvoir (Pastef), affirmant que ce dernier craint le verdict des citoyens.
Posture républicaine : Tout en refusant de cautionner les choix de la majorité, son groupe revendique une posture constructive, rejetant l’idée d’une volonté de paralyser le pays.
Cette crise budgétaire s’inscrit dans un climat particulièrement tendu à l’Hémicycle, marqué par des débats houleux successifs autour de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2026, la gestion des finances publiques et l’action de la Commission des finances. Alors que l’Exécutif et les parlementaires se renvoient la balle sur la continuité de l’État et la gestion des dépenses stratégiques (notamment énergétiques), la question d’un arbitrage politique global devient plus que jamais centrale.
Mamadou Camara-journaliste
Camou communication
Kaolack
