CAF : Des compétitions officielles sans VAR, une injustice qui se répète.
Quand l’absence de la vidéo sabote le mérite sportif : le cas du but du Sénégal face au Congo
Encore une fois, l’absence de la VAR (assistance vidéo à l’arbitrage) dans une compétition officielle de la Confédération Africaine de Football (CAF) a faussé le cours d’un match crucial. Ce 9 septembre 2025, lors de la rencontre entre le Sénégal et le Congo, un but sénégalais controversé a été validé, malgré une évidence flagrante : c’est le défenseur congolais qui a touché le ballon, et non l’attaquant sénégalais. En présence de la VAR, cette décision aurait été immédiatement revue, et probablement annulée.
Comment peut-on, en 2025, organiser des matchs officiels sans cet outil devenu essentiel dans le football mondial ? La CAF, censée garantir l’équité sportive et protéger l’intégrité des compétitions africaines, persiste à négliger une technologie pourtant adoptée dans la plupart des grandes compétitions internationales. Résultat : des nations entières peuvent voir leur rêve brisé sur une erreur humaine que la technologie aurait pu corriger en quelques secondes.
Le Congo, ce soir-là, paie le prix fort d’un arbitrage dépassé, alors qu’il défendait courageusement ses chances dans une compétition où chaque point compte. Ce n’est pas seulement une erreur d’arbitre, c’est un défaut de système. Et ce système, c’est celui de la CAF.
Il est temps d’agir. L’Afrique mérite un football moderne, équitable et respectueux de l’effort des joueurs et des espoirs des peuples. La mise en place systématique de la VAR dans toutes les compétitions CAF ne doit plus être une option, mais une obligation. Car continuer à “sacrifier” des équipes nationales sur des détails évitables, c’est trahir l’esprit du football.
Mamadou Camara
Camou communication
