À l’occasion de la célébration du Fête de l’indépendance du Sénégal marquant le 66e anniversaire de la souveraineté nationale, Fadilou Keïta a initié une rencontre politique à la Maison des hôtes « Keur Gane », située à Médina Baye, dans la ville de Kaolack.
Directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations et responsable politique de Pastef–Les Patriotes, il a annoncé sa volonté d’institutionnaliser ces échanges sous forme de rencontres mensuelles avec les citoyens. L’objectif affiché est de créer un espace de dialogue ouvert autour des potentialités économiques et des atouts géographiques de Kaolack, en vue d’accélérer son développement.
Dans son intervention, Fadilou Keïta est également revenu sur le dossier sensible du projet « Cœur de Ville de Kaolack ». Il a indiqué qu’un rapport de l’Inspection générale d’État datant de 2015 en précise clairement les contours, notamment à la page 107. Il a toutefois regretté les réactions parfois vives suscitées par ses prises de position sur ce sujet.
Il a tenu à rappeler que ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme de Reconstruction et de Réhabilitation du Patrimoine de l’État, un dispositif visant la modernisation et la valorisation des biens publics à travers des projets urbains structurants.
Le projet « Cœur de Ville de Kaolack », lancé en 2015, visait la restructuration du centre-ville, la modernisation des infrastructures commerciales et administratives, l’amélioration de l’urbanisme et de l’attractivité économique ainsi que l’optimisation de l’exploitation du foncier public.
Selon les conclusions du rapport de l’Inspection générale d’État, les orientations techniques et financières du projet étaient clairement définies, avec des modalités précises de mise en œuvre et des engagements formalisés entre les parties. Le PCRPE servait ainsi de cadre institutionnel pour contractualiser avec des partenaires, mobiliser des financements et assurer le suivi de l’exécution.
Malgré ces bases, le projet reste aujourd’hui au cœur des débats publics à Kaolack, notamment autour des questions de gouvernance, de transparence et d’impact réel sur le développement local.
À travers ces rencontres mensuelles, Fadilou Keïta entend ouvrir un espace de discussion sur la gestion municipale, la situation socio-économique de Kaolack, le rôle des institutions et des chambres consulaires, la participation citoyenne ainsi que l’évaluation des politiques publiques.
Une initiative qui pourrait contribuer à redynamiser le débat public local, dans une ville où les enjeux de gouvernance urbaine et de développement restent particulièrement sensibles.

Mamadou Camara, journaliste
Camou Communication
