À la suite de plusieurs constats faits après le meeting de Mbour, des tensions et incompréhensions semblent apparaître au sein de certains responsables de la coalition présidentielle. Après la rencontre, plusieurs échanges musclés, critiques et accusations ont circulé entre responsables et militants.
Selon des informations relayées dans certains milieux politiques, des moyens financiers auraient été mis à la disposition de responsables pour faciliter la mobilisation des militants. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que les résultats attendus n’ont pas été atteints dans certaines localités.
À Kaolack comme dans d’autres zones, des interrogations émergent autour de l’efficacité de la mobilisation. Certains responsables auraient reçu environ 125 000 francs CFA pour l’organisation et le transport des militants, mais le travail attendu n’aurait pas produit l’impact espéré sur le terrain.
Face aux difficultés de mobilisation, plusieurs acteurs politiques et religieux auraient également été sollicités afin de renforcer la participation au meeting de Mbour, notamment des personnalités influentes capables de mobiliser leurs sympathisants.
Cette situation relance le débat sur l’organisation interne, la transparence dans la gestion des moyens de campagne et surtout la sincérité de certains engagements politiques. Pour de nombreux citoyens, le militantisme politique ne devrait pas être réduit à une logique financière ou à des intérêts personnels.
Cette première grande démonstration politique de la coalition présidentielle met ainsi en lumière plusieurs défis : l’organisation, la communication interne, la mobilisation de terrain et la capacité des responsables à convaincre au-delà des calculs politiques.
