Le limogeage de Chérif Sy de son poste de Secrétaire général adjoint de la SNHLM continue de susciter de vives réactions dans le département de Podor. Pour plusieurs responsables et militants, cette décision du nouveau Directeur général, Abdourahmane Dabo, relève davantage d’une sanction politique que d’une mesure administrative.
Selon ses soutiens, Chérif Sy paierait aujourd’hui son engagement assumé au sein de PASTEF, sa fidélité à Ousmane Sonko et son implication constante dans la promotion du projet politique porté par le parti. Une lecture qui alimente l’indignation de nombreux acteurs politiques de Podor, qui dénoncent une décision jugée injuste et incompréhensible.
Un cadre reconnu pour son engagement institutionnel
Au sein de la SNHLM, Chérif Sy s’était forgé la réputation d’un cadre rigoureux et engagé. Sous la direction de Bassirou Kébé, il aurait contribué activement à la mise en œuvre de plusieurs initiatives destinées à améliorer l’accès au logement et les conditions de vie des populations.
Originaire de Podor, il s’est également illustré par diverses actions en faveur de son département. Journées d’orientation pour les étudiants de l’ENO, organisation de webinaires, mobilisation d’institutions publiques au profit des populations locales, ateliers de sensibilisation et cadres de réflexion : autant d’initiatives qui lui ont valu une reconnaissance particulière auprès de la jeunesse et des cadres de la région.
Un acteur de la dynamique politique de PASTEF
Membre actif de la stratégie politique de PASTEF, Chérif Sy a participé à plusieurs réflexions et campagnes de mobilisation du parti à l’échelle nationale. Son implication dans les « Tables Rondes Patriotiques », consacrées à la pensée politique d’Ousmane Sonko et aux orientations du projet PASTEF, a notamment renforcé son image de militant engagé.
Pour ses partisans, son éviction intervient dans un contexte où il assumait publiquement ses convictions politiques, ce qui nourrit davantage la thèse d’une sanction liée à son positionnement partisan.
Un artisan de la percée de PASTEF à Podor
Les responsables politiques du département rappellent également son rôle dans la mobilisation ayant conduit à la victoire historique de PASTEF lors des dernières élections législatives dans la commune de Podor. Ils soulignent le travail collectif mené aux côtés du coordonnateur communal Saloum Fall, du député Ismaïla Wone et de nombreux militants, dans une dynamique qui a permis au parti de s’imposer pour la première fois dans cette localité.
La loyauté comme motif de sanction ?
Pour ses défenseurs, Chérif Sy est avant tout un homme de convictions, apprécié pour son professionnalisme, sa disponibilité et son engagement auprès des jeunes. Coach, conseiller et acteur du développement local, il aurait toujours privilégié le service des populations et l’intérêt collectif.
C’est pourquoi son départ est perçu à Podor comme la perte d’un cadre compétent et influent, dont l’action dépassait largement le cadre de ses fonctions administratives.
Podor réaffirme son attachement au projet
Malgré cette décision, les responsables politiques et militants qui lui apportent leur soutien affirment que leur engagement demeure intact. Ils encouragent Chérif Sy à poursuivre son combat au service des populations et réaffirment leur attachement au projet politique porté par PASTEF.
Pour eux, une fonction peut être retirée, mais l’engagement militant et la fidélité à des convictions demeurent. À Podor, assurent-ils, la dynamique politique reste plus que jamais orientée vers les prochaines échéances électorales et la poursuite du projet de transformation porté par Ousmane Sonko.
Par Mamadou Camara
Journaliste – Camou Communication
