Pastef Kaolack : journée d’investiture du 07 juin 2026 à Diamniadio , le déficit de communication inquiète les sympathisants

À quelques heures du grand rassemblement de Pastef prévu le 7 juin à Diamniadio, un constat revient avec insistance chez de nombreux sympathisants de Kaolack : le manque de communication entre certains responsables locaux et la base militante.

Le véritable problème ne semble pas être l’absence de mobilisation, mais plutôt une insuffisance de communication et de coordination entre les instances locales du parti et les sympathisants. Beaucoup dénoncent une rupture progressive du lien entre certains responsables et leurs bases politiques respectives.

En politique, le contact permanent avec les populations est essentiel. Lorsqu’il disparaît, il peut engendrer frustration, découragement et démobilisation chez des militants et sympathisants qui s’engagent souvent sans aucune contrepartie financière. Certains ont aujourd’hui le sentiment que depuis la victoire électorale, des responsables ont pris leurs distances avec la masse électorale qui les a pourtant soutenus.

Pourtant, nombreux sont ceux qui continuent de leur accorder estime et considération, principalement grâce à la confiance qu’ils vouent au leader du parti. Mais cette confiance ne doit pas dispenser les responsables de maintenir un dialogue constant avec les populations.

À l’approche du rassemblement de Diamniadio, plusieurs sympathisants, parfois même non membres de Pastef mais désireux de participer à l’événement, peinent à obtenir des informations pratiques sur les conditions de départ et les points de rassemblement. Ils sont contraints de passer par des connaissances pour s’informer, alors qu’une communication efficace aurait permis de toucher un plus large public.

Les réseaux sociaux, à eux seuls, ne suffisent pas. La communication politique nécessite également une présence de terrain, des relais locaux actifs et une diffusion claire de l’information. L’impression qui se dégage est que chaque responsable évolue dans son propre cercle, en privilégiant ses proches, alors même que le président du parti a lancé un appel à l’ouverture en direction des sympathisants et des citoyens souhaitant adhérer au projet.

Cette problématique dépasse le seul cadre du déplacement vers Dakar. Plusieurs rencontres politiques organisées ces derniers mois se sont tenues dans des espaces restreints, limitant la participation de nombreux citoyens pourtant intéressés par les thématiques abordées. Or, ces rencontres constituent aussi des occasions d’explication, de pédagogie et d’élargissement de la base militante.

La communication interne et externe demeure donc un défi majeur. Entre les structures locales et les sympathisants, un pont doit être renforcé. Car un parti politique ne vit pas seulement à travers ses dirigeants, mais également grâce à l’engagement quotidien de sa base.

Mamadou Camara , journaliste Camou Communication Kaolack

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