Les événements tragiques de mars 2023 resteront gravés dans la mémoire collective des Sénégalais. Des dizaines de personnes ont perdu la vie, de nombreux citoyens ont été emprisonnés, tandis que d’autres portent encore les séquelles physiques et psychologiques de cette période douloureuse.
Aujourd’hui, une conviction semble largement partagée : les Sénégalais ne veulent plus revivre de tels drames. La paix, la stabilité et le dialogue doivent désormais prévaloir sur la confrontation.
L’histoire récente nous enseigne que le pouvoir est éphémère. Certains responsables ont quitté le pays après leur perte du pouvoir, d’autres sont restés. Mais une évidence demeure : nul ne connaît ce que demain lui réserve. La prudence, le sens des responsabilités et le respect des institutions doivent guider les actes de chacun.
Mars 2023 doit être une leçon pour tous. La naïveté, les privilèges et les intérêts personnels ne doivent jamais prendre le dessus sur la dignité, l’éthique et l’intérêt supérieur de la Nation.
En wolof, on dit : « Li lépp jëf la » ou encore « Ku nekk na seet boppam ». Autrement dit, chacun doit faire son introspection, examiner sa conscience et se demander, en toute honnêteté, s’il a agi conformément à ses valeurs. Chacun est seul face à sa conscience avant de l’être devant les hommes.
Tôt ou tard, la vérité finit toujours par émerger. Chacun devra assumer ses actes et leurs conséquences. Au-delà de la justice des hommes, les croyants savent que nous comparaîtrons tous devant Dieu, qui jugera chacun selon ses œuvres.
Enfin, il est essentiel de se rappeler que la vie politique ne s’arrête ni en 2027 ni en 2029. Les échéances électorales passent, mais le Sénégal demeure. Les générations futures nous jugeront sur notre capacité à préserver la paix, à renforcer la démocratie et à bâtir un pays où les divergences politiques ne conduisent plus jamais à la violence.
Que les douloureux événements de mars 2023 servent d’avertissement et d’enseignement pour tous, afin que le Sénégal avance dans l’unité, la responsabilité et la paix.
Mamadou Camara
Journaliste
Camou Communication
Kaolack
