À Kaolack, le paysage politique poursuit sa recomposition. Ce mercredi 16 septembre 2026, le domicile de la famille de feu Alboury Ngom, à Kasaville, a refusé du monde à l’occasion de l’installation officielle d’une cellule de KREM, favorable à l’ancien Directeur général de la Senelec, Papa Mademba Bitèye.
À l’initiative du militant Bouna Ngom, voisins, proches et sympathisants de Papa Mademba Bitèye ont répondu massivement à l’appel. La rencontre, placée sous le signe de la mobilisation et de la proximité, a été l’occasion de réactiver les réseaux locaux et de jeter les bases d’une nouvelle dynamique politique.
Après la cérémonie de prières et les remerciements adressés aux participants, les échanges ont essentiellement porté sur la massification, l’organisation à la base et la nécessité de développer de nouvelles stratégies politiques, adaptées au contexte actuel.
Une stratégie fondée sur les cellules de proximité
Cette initiative s’inscrit dans une démarche portée par plusieurs cadres et anciens responsables du mouvement KREM, parmi lesquels Moussa Balla Senghor, Pape Ibrahima Thiam et Arona Faye, entre autres.
La cellule de Kasaville, qui a réuni une cinquantaine de personnes, constitue ainsi l’un des premiers maillons d’une campagne de proximité destinée à structurer progressivement les forces favorables à Papa Mademba Bitèye.
L’objectif affiché est de travailler d’abord à la base, quartier par quartier, avant de passer à une phase de mobilisation plus visible. Cette méthode traduit une volonté de privilégier l’implantation territoriale et le contact direct avec les populations.
Après Kasaville, d’autres cellules ont été mises en place dans différents quartiers de Kaolack : au quartier Peulh Ga, chez Amadou Ka, à Dialègne chez Mahawa Diouf, ainsi qu’à Médina Baba chez l’Imam Assane Thiam.
La monnoyaise déjà en mouvement
La dynamique semble également gagner plusieurs secteurs de la ville. La Monnoyaise s’est déjà mise en ordre de bataille avec la mobilisation de militantes, de militants et de sympathisants se réclamant de Papa Mademba Bitèye.
Dans les différentes cellules, la composition se veut transversale : femmes issues de groupements, jeunes, adultes, cadres, responsables communautaires et acteurs de proximité. Une diversité qui permet aux initiateurs de miser sur plusieurs relais pour élargir progressivement leur base.
Au cours des rencontres, les participants mettent notamment en avant les qualités humaines, professionnelles et politiques qu’ils attribuent à Papa Mademba Bitèye, dont ils souhaitent accompagner le retour au-devant de la scène politique kaolackoise.
Une innovation politique dans un contexte de recomposition
Au-delà de l’installation proprement dite des cellules, la démarche interpelle par son caractère organisationnel. Dans un contexte de recomposition politique, où les anciennes configurations sont en mouvement et où de nouvelles alliances peuvent progressivement apparaître, KREM semble vouloir expérimenter une forme de mobilisation davantage décentralisée.
Pour le moment, le contenu exact et les contours définitifs de ces cellules ne sont pas encore totalement redéfinis. Mais leur installation constitue déjà un signal politique : occuper le terrain, renouer avec les bases et reconstruire progressivement une force organisée autour d’un leadership.
La stratégie repose ainsi sur un travail méthodique, loin des grandes démonstrations de masse dans un premier temps. Les responsables et sympathisants semblent privilégier l’implantation locale, la concertation et la multiplication des points de contact.
Papa Mademba Bitèye : un retour progressivement préparé
L’ancien Directeur général de la Senelec bénéficie, à travers cette mobilisation, d’un réseau de soutiens qui entend préparer son retour dans l’espace politique local.
L’engouement observé lors de l’installation de la cellule de Kasaville et dans les autres quartiers traduit, selon les organisateurs, une forte motivation de ses partisans. Ces derniers entendent désormais transformer cette mobilisation en une organisation durable et structurée.
L’enjeu est donc moins de multiplier immédiatement les grands rassemblements que de consolider les fondations. Cellule après cellule, quartier après quartier, le travail de terrain se poursuit.
Cette approche pourrait permettre au mouvement de disposer, à terme, d’un maillage suffisamment solide pour porter une feuille de route politique plus ambitieuse.
Avant les grands rassemblements, le temps de l’organisation
Pour le moment, les responsables de cette dynamique semblent privilégier le travail de fond. Les installations successives de cellules constituent une première étape avant l’organisation de grands rassemblements politiques.
Ces futures rencontres devraient permettre de décliner publiquement la feuille de route, de préciser davantage l’organisation du mouvement et de dévoiler les ambitions politiques de ses responsables à l’approche des prochaines joutes électorales.
À Kaolack, le message envoyé par les partisans de Papa Mademba Bitèye est donc celui d’une remobilisation progressive. Une stratégie qui mise sur l’organisation, la proximité et l’innovation politique dans une ville où les équilibres politiques connaissent de profondes mutations.
Avec Kasaville comme nouveau point de départ, KREM entend désormais multiplier les implantations et transformer l’engouement des militants et sympathisants en une force politique structurée. A Kasaville, Mbaye Lo et les acteurs politiques de Kasaville ont pris une option sérieuse dans un travail de massification intense pour aller à la conquête de l’ électorat.
Le terrain est ouvert. La bataille de la massification ne fait que commencer.
Mamadou Camara-Journaliste
Camou Communication
Kaolack

Ndiouck mbaye
Nit kou baxone une femme qui était très dévoué à la cause féminine une femme discrète généreuse ouverte yalana xipe ajana firdawsi. Avec bineta rek c’est le Sénégal qui a perdu. C’était une icône du développement de la femme africaine surtout sénégalaise.