Dans le cadre du suivi de la campagne agricole 2026-2027, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Bâ, a effectué une tournée dans la région de Kédougou. Cette visite de terrain lui a permis de s’enquérir de l’état d’avancement des cultures, d’échanger directement avec les producteurs et d’identifier les principales difficultés rencontrées au cours de la campagne.
Une tournée au plus près des producteurs
À travers plusieurs zones de production, le ministre a pu constater l’évolution des différentes spéculations. Le maïs et l’arachide sont notamment en phase de floraison, tandis que le fonio, le riz, le sorgho et le coton poursuivent leur développement.
Les opérations de désherbage, d’épandage et de traitement phytosanitaire se poursuivent avec l’accompagnement des services techniques. La visite a également permis aux producteurs d’exposer directement leurs préoccupations et leurs besoins en matière d’équipements, d’intrants et de suivi agricole.
La chenille légionnaire sous surveillance
La campagne agricole reste néanmoins confrontée à certaines contraintes phytosanitaires. Des attaques de chenille légionnaire d’automne ont été signalées dans les départements de Kédougou et de Salémata.
Pour limiter les dégâts, la Direction de la Protection des Végétaux a mobilisé 120 litres de Sultan 480 EC pour la région de Kédougou ainsi que 50 sachets d’Emacot destinés à Salémata.
La pluviométrie demeure également un facteur de vigilance. Les autorités assurent que les données climatiques ont été prises en compte dans les recommandations adressées aux producteurs depuis le lancement de la campagne.
« Nous allons continuer à recenser les impacts et à prendre les mesures nécessaires pour soulager nos compatriotes qui ont investi dans cette campagne, afin qu’ils puissent en tirer le maximum de revenus », a déclaré Dr Cheikhou Oumar Bâ.
La jeunesse au cœur de la dynamique agricole
La tournée ministérielle a également mis en lumière l’engagement grandissant des jeunes dans l’agriculture. À Bembou, le jeune Idrissa Traoré, âgé de 24 ans, exploite cinq hectares consacrés à la production de coton.
À Diakhaba, un groupement de 68 jeunes actifs dans le secteur agricole exploite 317 hectares, avec des équipements permettant d’améliorer les conditions de production.
Ces expériences témoignent du potentiel de la jeunesse dans le développement des chaînes de valeur agricoles et dans la création de revenus au niveau local.
L’agrobusiness et la transformation locale encouragés
Le ministre s’est également intéressé aux initiatives privées développées dans la région. L’entreprise Yellitaare constitue à ce titre un exemple d’intégration de plusieurs activités, allant de l’élevage à la transformation laitière, en passant par la production d’eau conditionnée sous la marque O’Klaire.
Pour les autorités, le développement de telles initiatives doit contribuer à la création d’emplois, à la transformation locale des produits et à une meilleure valorisation des ressources des territoires.
500 motoculteurs et 500 mini-tracteurs annoncés
La mécanisation agricole figure également parmi les priorités affichées par le gouvernement. Dans le cadre du Plan Diomaye pour le Sénégal oriental, Dr Cheikhou Oumar Bâ a annoncé l’arrivée prochaine de 500 motoculteurs et de 500 mini-tracteurs destinés aux 14 régions du pays.
Le programme prévoit également la remise en état des tracteurs actuellement immobilisés ainsi que le renforcement des moyens roulants des services agricoles déconcentrés.
L’objectif est d’améliorer l’accès des producteurs aux équipements modernes et de renforcer l’efficacité de l’encadrement technique sur le terrain.
Produire plus, transformer davantage
À travers cette tournée, le ministère de l’Agriculture entend maintenir un suivi rapproché de la campagne agricole et privilégier le dialogue direct avec les producteurs.
La démarche s’inscrit dans les orientations de Sénégal 2050, avec pour ambition de renforcer la souveraineté alimentaire, moderniser l’agriculture, développer la mécanisation et accroître la transformation locale des productions.
À Kédougou, le message est ainsi clair : accompagner les producteurs, soutenir la jeunesse agricole et renforcer les moyens de production pour faire de l’agriculture un véritable moteur de développement économique et social.
Mamadou Camara-Journaliste
Camou Communication
Kaolack
