Pendant deux ans, le peuple sénégalais a observé. Deux longues années sans image d’unité, sans geste de solidarité visible , pas une poignée de main, pas une accolade, pas un sourire partagé, pas même un mot échangé en public.
Deux ans de silence là où l’exemple devait être donné car pour la première fois deux co-épouses se retrouvent au palais de la république officiellement
Et aujourd’hui, on nous annonce la création d’une fondation nationale baptisée « Sénégal solidaire ». Mais de quelle solidarité parlons-nous, lorsque ceux qui doivent l’incarner n’en donnent aucun signe ?
Soyons clairs ,je ne suis pas opposé à l’engagement des épouses du Président au service des Sénégalais. Bien au contraire.
Mais cet engagement doit s’inscrire dans un cadre républicain clair, transparent et responsable, aux côtés des institutions existantes : le ministère de la Famille, de l’Éducation, et l’ensemble des structures publiques déjà dédiées à ces missions.
Ce que nous refusons, en revanche, c’est la mise en place de fondations parallèles, échappant au contrôle public, où pourraient transiter des fonds intraçables, ouvrant la voie au lobbying, aux pressions et aux influences, sans obligation réelle de rendre des comptes.
Le Sénégal n’a pas besoin de structures opaques. Le Sénégal a besoin de transparence, de cohérence et d’exemplarité.
Nous avons combattu ces pratiques hier.
Nous ne pouvons pas les accepter aujourd’hui.
MAIMOUNA BOUSSO
Souce : Page Facebook
