KAOLACK SUNU YITTE : L’HEURE DE L’ENGAGEMENT TOTAL "Rayonner sans agir et sans se mêler aux affaires de la cité , c'est abduquer "

Dans un contexte marqué par l’exigence croissante d’une gouvernance participative et inclusive, où la citoyenneté doit être au cœur de l’action publique, les cadres et dignes fils de Kaolack ne peuvent plus se permettre d’abdiquer face aux enjeux des politiques sectorielles du développement local.

Certes, les actions citoyennes menées jusqu’ici par les mouvements et associations ont leur utilité. Elles ont permis d’éveiller les consciences, d’interpeller les autorités et de maintenir vivante la flamme de l’engagement communautaire. Mais aujourd’hui, une nouvelle étape s’impose.

Le temps où la gestion des affaires publiques était laissée exclusivement aux politiciens professionnels semble désormais révolu. Les mutations sociales, politiques et économiques exigent une implication plus directe des forces vives de la nation dans la conduite des territoires.

Comme le soulignait Jean-Jacques Rousseau dans Du contrat social, « dans une société, si chaque individu dispose d’une fraction de souveraineté, la somme de ces fractions constitue la volonté générale ». Cette pensée rappelle avec force que chaque citoyen détient une part de responsabilité dans la construction du destin collectif.

Dès lors, une question s’impose : comment des cadres, intellectuels, femmes de valeur, étudiants et jeunes engagés, réunis au sein du mouvement Kaolack Sunu Yitte (KASY), peuvent-ils se limiter pendant quatre années à des actions citoyennes, sans franchir le cap de l’implication directe dans la gestion et l’orientation du développement de leur territoire ?

Il est temps de passer d’une citoyenneté d’observation à une citoyenneté d’action. Il est temps pour ces forces vives de s’assumer pleinement, de porter des projets, d’influencer les politiques publiques et, surtout, de s’imposer comme des acteurs incontournables du développement local.

Kaolack ne peut se développer durablement sans l’engagement résolu de ses élites, de sa jeunesse et de ses femmes. L’histoire des territoires se construit par celles et ceux qui osent s’impliquer.

L’heure n’est plus à l’hésitation. Elle est à l’action.

Mamadou Camara

Journaliste – Communicant

Kaolack

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