La Radio Télévision Sénégalaise (RTS) est un média public dont la mission première est d’informer les citoyens. À ce titre, elle doit mobiliser ses journalistes et techniciens afin d’assurer la couverture médiatique des grands événements institutionnels qui rythment la vie de notre République.
Les activités des ministères, des institutions de la République et des autres organes de l’État bénéficient généralement d’une couverture médiatique. Cependant, une question mérite aujourd’hui d’être posée : pourquoi la RTS ne diffuse-t-elle plus en direct les travaux de l’Assemblée nationale ?
L’Assemblée nationale est une institution majeure de notre démocratie. Les députés qui y siègent ont été élus par le peuple sénégalais. Dès lors, les citoyens ont le droit légitime de suivre les débats, les échanges et les décisions qui concernent directement leur avenir.
Pendant de nombreuses années, les séances de l’Assemblée nationale étaient retransmises en direct aussi bien par la RTS que par certains médias privés. Cette pratique contribuait à renforcer la transparence de l’action publique et permettait aux Sénégalais de s’informer directement à la source.
Le fait de ne plus diffuser volontairement les grands rendez-vous parlementaires revient, à la limite, à priver les citoyens d’une partie de leur droit à l’information. Les raisons de cette situation demeurent inconnues du grand public. Pourtant, les Sénégalais ont besoin d’être édifiés sur cette question.
Le droit à l’information est un principe fondamental dans toute démocratie. C’est pourquoi nous interpellons la tutelle ainsi que le Directeur général de la RTS afin qu’ils apportent des explications claires aux citoyens sénégalais.
Les médias jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement démocratique d’un pays. Renoncer à cette mission d’information ou la limiter affaiblit la participation citoyenne et porte préjudice au débat démocratique.
Les Sénégalais veulent savoir ce qui se passe réellement. La tutelle et la Direction générale de la RTS doivent sortir de leur mutisme et expliquer pourquoi la télévision publique ne retransmet plus en direct les travaux de l’Assemblée nationale.
Les citoyens ont le droit d’être informés. Ce droit est sacré et doit être préservé.
Mamadou Camara
Journaliste – Communicant
Kaolack
