* Kaolack/ La Sonacos Lyndiane : entre vétusté du matériel et espoir de relance sous l’ ère du.Président Bassirou Diomaye Diakhare Faye *

Kaolack – Dans le paysage industriel sénégalais, l’usine de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) de Lyndiane est une figure historique. Pendant des décennies, elle a fait la fierté de Kaolack et de toute la région, servant de moteur économique, d’aimant à main-d’œuvre, et de pilier de la transformation de l’arachide, culture emblématique du bassin arachidier. Mais aujourd’hui, ce fleuron industriel peine à survivre, miné par la vétusté de ses équipements, une baisse de productivité, et des années de sous-investissement.

Historique de la SONACOS Lyndiane

Créée dans les années 1970, la SONACOS s’est implantée à Lyndiane dans le but de valoriser la filière arachidière par la transformation locale. À son apogée dans les années 1980-1990, l’usine tournait à plein régime, avec des milliers de tonnes d’arachides traitées par saison et des centaines d’emplois directs et indirects. Elle contribuait largement à l’économie locale de Kaolack, boostant les revenus des producteurs, des transporteurs, et des petits commerçants.

Avec la libéralisation du secteur dans les années 2000, puis la privatisation partielle, la SONACOS a connu une série de crises de gouvernance et de rentabilité. Le site de Lyndiane n’a pas échappé à cette dégradation : les machines n’ont pas été renouvelées, les capacités de stockage ont décliné, et la concurrence du secteur informel s’est intensifiée.

Un matériel vétuste, une production en chute libre

Aujourd’hui, la SONACOS Lyndiane tourne au ralenti. Les chaînes de production, datant pour certaines de plus de 40 ans, peinent à fonctionner correctement. Les pannes sont fréquentes, les pertes post-récolte sont importantes, et la qualité de l’huile extraite est souvent inférieure aux standards internationaux.

Les employés, confrontés à un manque criant de ressources techniques et financières, travaillent dans des conditions difficiles. Le déficit d’entretien régulier, le manque de pièces de rechange et l’absence de digitalisation de la gestion sont des obstacles majeurs à une reprise efficace des activités.

Les solutions proposées par le régime de Diomaye Faye

Conscient de l’importance stratégique de la SONACOS dans l’économie nationale et régionale, le régime du président Bassirou Diomaye Faye a placé la relance industrielle au cœur de son programme.

Parmi les mesures phares annoncées :

Audit technique et financier complet de l’usine de Lyndiane pour établir un diagnostic précis ;

Programme de rénovation du matériel : remplacement progressif des machines obsolètes par des équipements modernes, avec un appui financier de partenaires techniques comme la Banque Islamique de Développement ;

Mise en place d’un partenariat public-privé pour une meilleure gestion des ressources et un apport de capitaux frais ;

Renforcement de la chaîne de valeur arachidière, avec l’encouragement à la production locale via la subvention des semences et engrais ;

Formation du personnel à l’utilisation de nouvelles technologies et à la maintenance industrielle.

Ces actions s’inscrivent dans une politique plus large de souveraineté économique et de valorisation des ressources locales.

Retombées attendues sur l’économie locale

La relance de la SONACOS Lyndiane pourrait marquer un tournant pour l’économie de Kaolack et de la région du Saloum. Les retombées positives espérées sont multiples :

Création d’emplois directs et indirects (techniciens, manutentionnaires, chauffeurs, prestataires) ;

Revalorisation de l’arachide locale, avec une meilleure rémunération des producteurs ;

Stimulation du commerce local, avec l’augmentation de la demande en services connexes (transport, hébergement, restauration.

Lutte contre l’exode rural, en offrant des opportunités économiques aux jeunes de la région.

 

Les acteurs locaux, syndicats et producteurs espèrent désormais que les promesses seront concrétisées dans les plus brefs délais, pour que la SONACOS redevienne ce qu’elle fut : un symbole de prospérité et de souveraineté économique.

 

Conclusion

La SONACOS Lyndiane est à la croisée des chemins. Entre passé glorieux et avenir incertain, la volonté politique actuelle offre une opportunité historique de redonner vie à cette usine emblématique. Reste à traduire les engagements en actions concrètes et durables.

Par Mamadou Camara – Camou Communication, Kaolack

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